août 29

Mot d’excuse

Monsieur le Directeur Académique,

motJe suis au regret de vous faire avoir que je ne pourrai pas reprendre le travail comme prévu jeudi matin avec les élèves.
Mes salades ne sont pas encore prêtes, les betteraves ont besoin de soin intensif et les poireaux ne sont pas encore à point.
De plus, je viens de m’apercevoir que mon figuier commence à donner de beaux fruits bien mûrs qui ont bien besoin de surveillance pour éviter que les oiseaux n’en fissent leur repas.
En tant que nouveau grand père, je me dois d’être nuit et jour disponible si mon petit fils avait besoin de me voir pour une raison ou pour une autre. Je ne voudrais pas rater une occasion de passer un moment auprès de lui au cas où l’occasion se présenterait.

De plus, depuis deux mois, je me réveille à dix heures du matin, il ne me parait pas très sain pour ma santé et pour mon équilibre de briser brusquement ce rythme si durement acquis.

Enfin, si je fais un rapide calcul, j’ai passé trois années de préparation pour enseigner pendant trente six ans, soit un ratio de un pour douze, il me semble logique que je prenne une année entière pour me préparer à mon nouveau métier de retraité que je compte bien exercer pendant une vingtaine d’années au moins. Ceci me parait un deal acceptable.
C’est pourquoi j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir poser un remplaçant dans la classe où je devais me présenter jeudi matin.

Je vous remercie d’avoir porté attention à mon courrier et vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Académique, l’expression de ma considération.

JMB

© Amor-Fati 29 août 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr
juin 27

A vous, Philippe Meyer

Lundi, photo, Leiloona, Bric à Book, vous avez l’habitude. Cette semaine, comme la semaine dernière, j’ai joué le flemmard, profitant de mon week-end. Et puis, en revoyant la photo de la semaine, me sont revenus les derniers mots de Philippe Meyer samedi, à la fin de son émission « La prochaine fois, je vous le chanterai », rayée d’une coup de stylo autoritaire de la grille de rentrée de France Inter. Alors j’ai voulu faire d’une pierre deux coups, travailler l’atelier et saluer Philippe Meyer.

meyer

 

« Bonnes vacances, bon vent, bonne mer. »
C’est sur ces sobres mots que Philippe Meyer,
Amoureux de musique, de Paris et des vers
A quitté sans un bruit, ce samedi, hier
L’antenne publique de France Inter

Depuis deux mille, soit seize années entières
Il a fait rimer Montant avec Prévert
Brassens avec Hugo, Ferré avec Baudelaire.
Seize ans de chant sur tous les airs,
De Jamait à Tachan, des Frères Jacques à Vaucaire.

Et pour cette émission qui était la dernière
Pas un mot déplacé, pas un mot de travers
Si ce n’est un rappel d’une injure passagère.
Pour sa dernière antenne, ce brave Monsieur Meyer
A été du niveau des condamnés de guerre.

« On me prie de quitter l’antenne de France Inter »
Voilà ce qu’il a dit aux compères, aux commères
Qui chaque samedi devant leurs gazinières
Préparaient le repas en fredonnant les airs
De Trénet, de Bécaud ou bien de Julien Clerc.

La prochaine fois, disait  Philippe Meyer
Je vous le chanterai. Mais il ne chantait guère.
Alors pour s’excuser de cette promesse en l’air
Et pour nous démontrer qu’il savait bien le faire,
Samedi il a chanté en quittant France Inter.

Bonnes vacances, bon vent, bonne mer
Et j’ajouterai merci, Monsieur Philippe Meyer.

Samedi 27 Juin , après seize années au service de la chanson française, quelle qu’elle soit, moderne ou ancienne, Philippe Meyer a quitté France Inter qui lui a retiré son créneau. Loin des Barthès, Lepers ou autres animateurs qui ont longuement médiatisé leurs départs cousus d’or, Philippe Meyer s’en est allé avec l’habituelle discrétion qui est la sienne. Merci à lui d’avoir animé mes samedis matins. Et puisque l’émission peut être réécoutée jusqu’à la nuit des temps, promis, je ne vais pas m’en priver.

© Amor-Fati 27 juin 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr
juin 20

Elle m’avait dit…

Habitués de ce blog, vous le savez que le lundi, c’est le jour de Leiloona et de sa photo à commenter, à inventer. Ce lundi ne déroge pas à la règle. Voici ma copie de ce jour d’été, si l’on en croit plus le calendrier que la météo.
Les textes de mes camarades sont ici.

arcElle m’avait dit :
« Je ne sais pas si je t’aime toujours. Je préfèrerais que l‘on fasse un break de quelques semaines. Pour me permettre de réfléchir, de peser le pour et le contre. Savoir si notre histoire a un quelconque futur. Je dois me poser les bonnes questions et espérer les bonnes réponses.
Je lui avais dit :
– Ne me fais pas attendre trop longtemps, la vie n’est pas si longue que ça, les jours deviennent vite des semaines et les mois cumulés se comptent en années.
Je lui avais dit :
– Sors de ta vie terne en noir et blanc. Je t’en propose une nouvelle, pleine d’imprévus, pleine de projets, de musique. Une vie en couleurs. Si tu veux bien me suivre, tu ne le regretteras pas.
Elle m’avait dit :
– Je te préviendrai. Si mon cœur veut bien te suivre, si tes couleurs me tentent, tu le sauras très vite. Mais pour l’instant, je suis perdue. Trop de choses en même temps.
Je lui avais dit :
– Oui mais comment ?
Elle m’avait dit :
– Je ne sais pas encore, attends,  je te ferai signe. »

1000 signes !!! espaces comprises.

© Amor-Fati 20 juin 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr
juin 16

Trois fois rien !

euroUn Euro ce n’est rien !
C’est devenu la base de notre monnaie, comme l’était la pièce de Un Franc il y a vingt ans.
Une baguette de pain, une pomme, une bouteille d’eau.
Une obole pour un sans-abri.
« T’as pas un euro ? » comme on disait « T’as pas cent balles ? »
Un Euro (ou 0,99 €), c’est le prix de mon livre « La lumière de l’ange gardien » que je publie sur Amazon.
Un Euro, autant dire trois fois rien…
En un peu plus de deux ans, j’en ai vendu vingt-sept.
Soit environ un exemplaire par mois !
Depuis hier matin et jusqu’à ce soir, ce même livre est gratuit, pour une opération promo….
Oui ! Gratuit ! Gratos ! Free ! Zéro Euro !
Rien qu’hier, il a été téléchargé quarante-neuf  fois !
Et déjà dix fois ce matin depuis que j’ai commencé à écrire ce billet !
Peut-être cent cinquante ou deux cents téléchargements avant ce soir.
Pour un bouquin qui coûte trois fois rien d’habitude.
Trois fois rien…
Comme quoi, comme disait le bon Raymond Devos, trois fois rien, c’est toujours quelque chose !

1000 euros….. heu non 1000 caractères…
Et jusqu’à ce soir, vous pouvez toujours le télécharger en allant sur ma page Amazon.

 

© Amor-Fati 16 juin 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr
Catégorie : 1000 | Commenter
juin 13

O tempora O mores

Depuis deux semaines, j’ai séché l’atelier de Leiloona… Emploi du temps bondé, jardin à mettre en place, chat immobile à vendre ou à proposer. Et si les jours allongent, ils n’ont toujours que vingt-quatre heures ! Aujourd’hui, je m’y suis remis. Je vous propose de venir me rejoindre dans les collines avec mes parents et mon frère.
Tous les textes de l’atelier sont à lire en suivant ce lien. Allez les lire, il y en a des sympas !

tempora

Et voilà où tout cela nous mène !
Il y a bien des années, Paul, Augustine, papa et moi, nous faisions le grand tour pour rejoindre nos chères collines. Nous nous contentions alors de peu de bagages. Juste le nécessaire pour tenir la journée. Et bien souvent nous rentrions sans même avoir changé de linge.
Quel bonheur  de courir avec Lili, d’aller chasser la bartavelle avec Oncle Jules, de déguster les tartes succulentes de maman.
Et puis Bouzigue a changé notre vie. Grâce à lui et à sa clé magique, nous avons pu couper par les châteaux, raccourcir notre route et allonger nos séjours à la campagne.
Papa savait bien que ce n’était pas tout à fait légal, mais il s’en accommodait bien. Et petit à petit, nos bagages se sont alourdis. Moins de chemin, moins de fatigue, comme disait papa. Et puis Lili nous attendait et nous aidait à porter.
Deux bras de plus, ce n’était pas rien, peuchère !
Maintenant, papa est en retraite. Et il a une nouvelle compagne.
Ils partent pour la semaine.
En voiture.
Alors, il n’y a plus de limites pour les bagages.
Samedi, Joseph participe à « L’open des collines », un tournoi de golf international.
Moi je préférais courir avec Lili et embrasser Isabelle.
O tempora ! O mores !

1000 caractères évidemment !!!

 

© Amor-Fati 13 juin 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr