avril 17

Non merci

Moins connu que la tirade des nez, Cyrano déclame, vers le milieu de la pièce, la tirade du Non merci.Elle me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines. J’en ai fait ma version, en rapport avec les élections qui arrivent très bientôt.

Bonne lecture !


Un dimanche d’avril, arriver en mairie
Entrer dans l’isoloir sans avoir réfléchi,
La gueule enfarinée comme on part en vacances,
Choisir un bulletin au p’tit bonheur la chance,
Non merci.

Pour cinq ans il nous faut désigner
Qui sera notre chef, notre guide bien aimé
Celui qui dans le monde sera le messager
De la France. Le choisir au hasard ? A main levée ?
Non Merci.

Un petit candidat qui vient pour se montrer
Entrer dans la lumière et espérer briller
Mais qui ne représente que peu de congénères
A peine quelques pour cents ? Vous dites ? J’exagère ?
Non merci.

Alors les Cheminade, les Arthaud
Les Poutou, les Lassale et les Asselineau
Je ne les soutiendrai même pas pour un an.
Vous pensez que je peux voter Dupont Aignan ?
Non merci.

La Marine. Celle qui souhaite et espère
Qu’on ne la prendra pas pour la fille de son père
Mais qui vend des idées haineuses et détestables
Me faire, moi, voter pour le parti du diable ?
Non merci.

Envoyer pour cinq ans au château
Un homme qui sans cesse reçoit des cadeaux
Des montres des euros et des complets vestons
Et se dit exemplaire. Que je vote Fillon ?
Non merci.

Ah Macron ! Candidat sans parti
Tu piques à droite à gauche, tu promets, tu paries
Que les amis d’Hollande n’auront pas d’autre choix
Que de voter pour toi. Je te donne ma voix ?
Non merci.  Non merci ! Non merci.

Mais enfin,
J’ai lu tous les programmes pour que le bulletin
Que je mettrai dans l’urne soit celui de mon cœur
J’ai bien tout regardé pour ne pas faire d’erreur
Le papier choisi sera, par déduction
Celui de Mélenchon ou celui de Hamon.

Oui mon cœur est à gauche, ce n’est pas un secret
Ceux qui me connaissent bien savent ce qu’il en est
Pour ce scrutin encor je voudrais envoyer
Un président de gauche occuper l’Elysée.
Pour que mon préféré emporte les enchères
Mon vote n’est pas utile, mais il est nécessaire.

novembre 11

Le temps emporte tout

Et si tu m’écrivais ?
Un p’tit mot, un texto
Comme ça, pour rien
Pour savoir si j’vais bien
Si j’suis en bonne santé
S’il m’est rien arrivé
Si j’vais finir l’année.

Et si tu m’appelais
T’as bien mon numéro
Comme ça, pour rien
Pour que j’entende ta voix
Me dire que c’est bien toi
Que j’dois pas m’inquiéter
Que tu ne m’as pas oublié.

Et puis, si tu passais ?
A l’heure de l’apéro
Comme ça, pour rien
Pour partager une bière
Raconter  tes misères
J’aime bien quand tu es là
J’aime bien être avec toi.

Le temps emporte tout
Les rêves et les  souvenirs,
Les larmes et les sourires
Mais aussi, et surtout,
Les mots qu’on ne s’est pas dits
Les coups qu’on n’ a pas bus
Les rires qu’on n’a pas eus

septembre 12

Ombre et lumière

Habitués de ce blog, vous le savez que le lundi, c’est le jour de Leiloona, de Bricabook et de sa photo à commenter, à inventer. Ce lundi ne déroge pas à la règle. J’ai repris le boulot, pour la dernière année. J’ai repris également les ateliers après deux mois de non-écriture. Commençons par une photo de la fête. Bonne semaine.

La roue tournemanege
La vie tourne
Parfois la lumière
Parfois le sombre
L’obscurité
Le jeu
La musique
L’ivresse
Le tournis

Dans la lumière
On te voit
Tu tournes avec les autres
Tu ris fort
Pour qu’on t’entende
Tu t’enivres
Insouciant
Entrainé par la folie
De la vie

Descends du manège
Fais deux pas en arrière
Loin de la lumière
Eloigne toi un peu
Et tu verras
Comme on t’oublie
Comme on te nie.

Profite de la fête
Te prends pas la tête
Tourne manège
Qu’il pleuve ou qu’il neige
Profite de la vie
Quand elle te sourit
Un pas de côté
Et on oubliera
Ce que tu as été
A dix pas de la piste
On oubliera que tu existes.

 

mai 3

Le creux de ton cou.

douceur2C’est la corne d’abondance
Des senteurs et des parfums.
Je le reconnaitrais entre mille
Le tien.

Long, élégant et gracieux
J’aime y blottir mes yeux,
J’y vois la paix et le beau temps
Sans fin.

C’est une niche, une cachette
Un refuge, un abri doux
Je m’y enfouis pour m’endormir
Serein.

Si ma nuit est agitée
J’y trouve toujours le repos
Lui seul m’apaise et me rassure
Si bien.

C’est une clairière sous tes cheveux
Une prairie tendre et fleurie
Où galopent mes baisers
Mes mains.

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mars 24

J’ai comme une envie…

pommier2

Je n’entends plus la peur
Je n’entends plus la haine
Je ne vois plus l’horreur
Je ne sens plus la peine

J’ai envie de m’ouvrir
J’ai envie de chanter
Pas envie de mourir
Pas envie de pleurer

Je ne veux plus de cris
Je ne veux plus de pleurs
J’en ai marre des folies
J’en ai marre du malheur

Fatigué de la guerre
Fatigué des tueries
Fatigué des misères
Fatigué des conneries

Écouter le printemps
Regarder le ciel bleu
Sentir souffler le vent
Faire semblant d’être heureux

S’étendre sous un pommier
Et puis pour un instant
Oublier les guerriers
Et dormir calmement