décembre 25

Noé et Papitilo vont à la plage.

En un seul morceau,les 5 épisodes de cette première nouvelle de Papitilo et Noé. Écrit pour des enfants de cycle 2. Du CP au CE2. Je cherche des écoles qui accepteraient de lire cette histoire et de l’illustrer.
A vos crayons….. et envoyez moi vos créations….

Merci à Lola pour les illustrations déjà réalisées et celles qu’elle m’a promises.


« Allo, Papitilo?
Papitilo éloigne le téléphone de son oreille. Il reconnait bien la voix de son petit-fils chéri. Mais Noé ne peut pas s’empêcher de crier quand il appelle son grand-père. Maman lui a dit que Papitilo était un peu sourd. Alors pour être sûr, il hurle !
– Oui mon grand. Bonjour Noé. Tu vas bien ?
– Oui, je vais pas à l’école aujourd’hui tu sais.
– Je sais, on est samedi. Je sais même que tu vas venir me voir cet après-midi.
– On ira se promener sur la plage tous les deux ?
– Bien sûr. S’il ne pleut pas. »
Et hop.. Noé se dépêche d’avaler son beefsteak haché et sa purée. Elle est bonne la purée de maman. Des fois, maman fait de la vraie purée. Et Noé l’aide à tourner. Mais là, c’est de le purée de la boite !
« Vite, vite, dépêche-toi, dit maman, on est déjà en retard, et je dois passer te déposer chez Papitilo.
– Vite, vite répète Noé »
Noé court. Il remonte dans sa chambre chercher Bouboune. Il ne va quand même pas le laisser tout seul tout l’après midi.
Noé monte dans la voiture. Il sait s’attacher tout seul maintenant.
Et les voilà partis !
Papitilo nous voilà !!


Quand Noé et sa maman arrivent, Papitilo est un peu endormi. Après manger, c’est toujours comme ça. Il pique du nez, comme dit papa !
– Papitilo, Papitilo, on va à la plage ?
– Hé, bonjour mon bonhomme, d’abord.
Papitilo se baisse en faisant bien attention à son dos qui lui fait mal et il soulève son petit-fils. Noé passe ses bras autour du cou de son grand-père et lui fait un gros bisou sur la joue. Un bisou qui claque et qui fait du bruit.
– Et un bisou à Bouboune ! demande Noé en tendant le mouton en laine rapporté d’Irlande.
Il ne ressemble plus à grand ’chose le pauvre Bouboune, tellement il a été trituré dans tous les sens !
– Mamina n’est pas là ? demande Noé en regardant autour de lui.
Mamina, c’est la femme de Papitilo. Mais ce n’est pas la maman de maman. C’est comme Papinou, c’est le mari de Maminou, mais ce n’est pas le papa de maman… C’était un peu compliqué au début, mais maintenant, Noé a bien compris. Ça fait juste des bisous en plus, c’est tout ! Que du bon !
– Elle est partie faire des courses parce qu’elle savait que tu arrivais ! Tu la verras tout à l’heure !
– Je repasserai le prendre après manger, si ça ne te dérange pas, papa.
– Prends ton temps ma grande. Si tu veux, on peut même le garder à dormir ce soir. Il doit y avoir un pyjama et quelques vêtements de la dernière fois…
– Je te dirai, je t’envoie un texto dans l’après-midi.
– D’accord. Ne t’inquiète pas, on s’occupera bien de lui.
– Je ne m’inquiète pas, papa. Allez, p’tit loup, je m’en vais, dit maman en claquant des mains vers son petit garçon.
Noé court et saute au cou de sa maman et il la couvre de bisous mouillés.
Il rit fort entre deux bisous.
– Amuse-toi bien mon cœur, et sois sage avec Papitilo et Mamina ! A ce soir, ou à demain, je te dirai..
– D’accord…
Puis, Noé se tourne vers Papitilo.
– Bon, on part à la plage ?


« Comment ça tu ne sais pas faire tes lacets ? Un grand garçon comme toi ?
– Mais c’est dur, Papitilo, tu sais, je ne sais jamais avec quelle main on fait la boucle.
– Allez, viens me voir, je vais te montrer. Mais…
– … c’est la dernière fois !
Papitilo et Noé rigolent. Tous les deux savent bien que Papitilo lui montrera encore plein de fois !
– Ça y est, cette fois, je suis prêt.
Papitilo regarde Noé de la tête aux pieds.
– C’est bon. Tiens, voilà ton bonnet, marin, on y va. »
Et les voilà partis. Papitilo donne la main à son petit-fils. Ils se connaissent bien tous les deux. Ils se voient si souvent qu’une grande complicité est née entre le vieux monsieur et son petit-fils.
La plage n’est pas loin de la maison de Papitilo et Mamina. En chemin, ils croisent Madame Leclerc qui habite dans une grande maison près de la boulangerie. Elle tient son chien en laisse.
– Bonjour Madame Leclerc, vous allez bien, demande Papitilo ?
– Un peu fatiguée, comme tous les jours. Je fais faire un petit tour à Loustic. Il adore aller marcher sur la plage.
– Hé bien nous, on y va, avec mon capitaine de petit-fils.
– On ramènera des coquillages, hein Papitilo ?
– Bien sûr, j’avais prévu, tu sais !
Et Papitilo sort un sac en plastique bleu de sa poche.
– Vous allez remplir le sac ? demande Madame Leclerc ?
Noé rigole :
– Oh pas quand même, maman ne va pas vouloir que je ramène tout ça à la maison !
– Allez, en route mauvaise troupe, dit Papitilo, bonne journée madame Leclerc !
Ca y est ! Noé voit déjà la statue qui est au bord de la plage. Un soldat en jupe qui joue du biniou. Au début ça lui a fait drôle, mais Papitilo lui a expliqué que c’était un écossais qui s’appelait Bill et qui était venu ici il y a longtemps quand il y avait la guerre. Maintenant, Noé le connaît bien.
– Salut Bill, dit Noé en passant à côté de la statue.
Et tous les deux, main dans la main, arrivent près du petit mur de la plage. Noé s’arrête et regarde son grand-père et lâche sa main.
-Vas-y mon grand, file, je te regarde! »
Noé part en courant vers la mer. Papitilo le suit du regard et sourit.
Ils aiment tellement être ensemble ces deux-là !


Noé court, court, court et saute.
« Papitilo, Papitilo, tu viens jouer avec moi ?
– Si tu veux mon bonhomme, mais je ne cours pas trop, d’accord ?
Noé s’approche de son grand-père.
– Pourquoi tu veux pas courir ?
– Ah… Tu comprends, Noé, j’ai déjà beaucoup, beaucoup couru depuis que j’ai ton âge. Et mes jambes sont un peu usées, alors il faut que je fasse attention.
– Ca veut dire qu’il ne faut pas que je courre non plus ?
– Si, si, Oh toi, tu peux y aller de bon cœur.
Et Noé s’éloigne un peu, mais fait un peu semblant de ne pas trop courir. Papitilo le suit doucement. A son rythme.
Soudain Noé s’arrête.
– Regarde, Papitilo, une mouette qui nous bombarde ! Elle est méchante.
– Mais non, regarde, elle a attrapé un coquillage et elle le lâche pour qu’il s’ouvre. Elle va le reprendre et le relâcher.
– Elle va faire ça souvent ? demande Noé en observant la mouette reprendre le coquillage une troisième fois.
– Jusqu’à ce qu’elle puisse le manger.
– Cru ?
– Oui bien sûr !
– Pouah…
Noé fait une affreuse grimace.
– Tiens, en parlant de manger, il va falloir qu’on songe à rentrer, Mamina m’a dit qu’on devait éplucher les carottes et les patates pour ce soir.
– Je pourrai t’aider Papitilo ?
– Évidemment, tout seul je n’y arriverai pas ! Allez, viens, on y va.
Les deux hommes font demi-tour. Ils se sont un peu éloigné. Le temps de retourner jusqu’à Bill puis à la maison, il ne faut pas traîner. Pour aller plus vite, ils remontent de la plage et marchent côte à côte sur le chemin qui longe la mer.
Papitilo marche les mains derrière le dos, c’est une habitude. Noé s’amuse à l’imiter. Ils sont beaux nos deux hommes.
Soudain Noé a sursaut.
– Papitilo, Papitilo, c’est quoi là par terre ? On dirait un portemonnaie.
– Ah oui, tu as raison. On dirait un portemonnaie ou un portefeuille.
– Je le ramasse Papitilo ?
– Non, pas toi. Attends, je vais le faire.
Noé et Papitilo regardent le portemonnaie. Il est noir, avec deux poches reliées par un fermoir noir.
Papitilo ouvre un côté. Il y a des pièces de monnaie. Pas beaucoup, mais quand même un petit peu.
– Oh des sous ! s’écrie Noé.
– Oui. Quelqu’un doit les chercher, répond son grand-père.
– Ouvre l’autre côté. Ouvre, pour voir, Papitilo.
Papitilo ouvre le portemonnaie et sort deux billets de dix euros, un billet de cinq et une petite photo. Noé ouvre les yeux tout ronds.
– La photo, c’est Loustic. Le chien de la dame qu’on a vu tout à l’heure ! »


– Mais oui, tu as raison, dit Papitilo. C’est le chien de Madame Leclerc.
Noé s’accroche au pantalon de son grand-père.
– Elle est venue se promener ici et elle a fait tomber son porte-monnaie. On va lui rapporter hein Papi ?
– Bien sûr, allez, viens vite. Et puis donne-moi la main. Entre hommes on va marcher vite parce qu’elle doit se faire du souci.
Papitilo fait des grands pas. Noé a bien du mal à suivre. Il court presque à côté de son grand-père.
– Tu crois qu’elle a appelé la police ? demande le petit garçon.
– Oh, peut-être pas encore. Elle va peut-être revenir sur ses pas pour essayer de retrouver son porte-monnaie.
– On va la croiser tu crois Papitilo ?
– On verra bien… Allez, marche et garde ton souffle, on est bientôt arrivés.

Il y a dix bonnes minutes de marche entre la statue de Bill et la maison de Madame Leclerc. Noé et son grand-père sont un peu essoufflés en s’arrêtant devant la barrière du jardin.
– Vas-y, sonne, dit Papitilo. Appuie sur le bouton, là.
La sonnette  est très jolie. Noé appuie une deuxième fois.
– Stop, stop… Ca suffit… Elle a sûrement entendu.
En tout cas, Loustic a entendu, car il se met à aboyer très très fort. Ça vient de la maison. La porte s’ouvre et madame Leclerc apparaît. Le chien lui passe entre les jambes et vient sauter devant Noé qui fait un bond en arrière et tombe sur les fesses.
Madame Leclerc rappelle son chien.
– Loustic, viens ici.
Noé se relève vite et se frotte les fesses.
– Ca va ? demande Papitilo.
– Oui, oui, c’est bon…
– Monsieur Lescure ? demande la dame. C’est vous Monsieur Lescure ?
– Oui, répond Papitilo. Nous venons vous…
– Attendez, entrez. Ne bougez pas, je vais chercher la clé.
Madame Leclerc disparaît dans la maison, puis revient, un trousseau de clés à la main. Elle ouvre la barrière.
– Entrez, c’est gentil de passer me voir. Qu’est-ce qui vous amène ?
C’est Noé qui prend la parole.
– On a reconnu Loustic !
– Ah oui, dit la dame. Il est beau hein ?
Papitilo sort le porte-monnaie de sa poche.
– On a retrouvé votre porte-monnaie sur la plage.
Madame Leclerc ouvre de grands yeux.
– Ah ben ça alors, dit-elle, en prenant le porte-monnaie que lui tend Papitilo. Je ne m’étais aperçue de rien !
– Tout le mérite en revient à Noé, ajoute Papitilo. C’est lui qui l’a trouvé dans le sable…
– Et j’ai vu la photo de Loustic, ajoute Noé.
– Bravo, dit Madame Leclerc. Merci Petit détective…
Noé rit aux éclats.
– Attends, je vais te chercher un gâteau pour te remercier.
Madame Leclerc rentre chez elle et ressort avec un paquet de barquettes à l’abricot.
– Tiens, prends le paquet, dit-elle, tu les mangeras sur la plage.
– Merci Madame, dit aussitôt Noé.
– Allez zou, nous y allons, dit Papitilo. La soupe ne va pas s’éplucher toute seule !
– Et Mamina nous attend, ajoute Noé.
– Au revoir les deux hommes, dit Madame Leclerc.
Elle fait un bisou à Noé et serre la main de Papitilo.
– Au revoir. » A bientôt, conclut Noé.
Et les voilà repartis vers la maison. Ils ont les yeux qui brillent. Ils sont heureux de leur promenade. Ils sont heureux quand ils sont tous les deux. Noé va en avoir des choses à raconter en rentrant à la maison.

© Amor-Fati 25 décembre 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr



Ecrit 25 décembre 2016 par Amor-Fati dans la catégorie "Non classé

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