mai 9

9 mai 2013: uchronies personnelles

9mai

Variante numéro 1.

7h40. Je me réveille doucement. La nuit a été bonne. J’ai fait de jolis rêves. Je suis complètement reposé ce matin. Ça fait du bien. Je me lève, passe rapidement par la salle de bains voir la tête que j’ai ce matin et descends l’escalier de bois. Arrivé dans la cuisine, je mets la bouilloire sous le robinet et verse de quoi me faire mon habituel thé au lait du matin. Il reste du pain d’hier. Quelle chance. Une tartine beurre, une tartine confiture, le tout arrosé d’un verre de jus de pamplemousse rose. Et hop, la matinée commence bien. Evidemment, je passe par l’ordi. Je regarde rapidement mes mails, un petit tout sur Facebook, un petit tour sur le site des uchronies pour voir si le texte d’hier soir a été lu, quelle a été la fréquentation du site ? Cent-vingt-cinq visites. Pas mal pour le texte que j’ai écrit en à peine une heure.

Chouette, il fait un temps superbe. Le jardin a grand besoin que quelqu’un s’occupe de lui.

Je me change, enfile mes habits de bricolage, mes vieux tennis, et allez hop, désherbage (y en a besoin), nettoyage de l’allée, nouvelle recherche du romarin que décidément je n’arrive pas à retrouver, un bon coup de brosse sur la terrasse qui a encore de la mousse et des mauvaises herbes. C’est sympa de jardiner en fait, et puis sous le soleil, c’est encore mieux. Ca vide la tête, on ne pense à rien. La matinée passe vite dans le jardin. Je rentre dans la maison vers midi et quart. Passage à la douche. Préparation du repas de midi, épluchage des légumes, cuisson, un bon petit plat que je vais déguster tranquille sur la terrasse avec un petit verre de pinard pour le fromage.

Quelle bonne matinée. On verra bien ce que je vais faire cet après-midi. Mais de toutes façons ça va être bien. Ah ! Une bonne journée de congé, ça fait du bien.

 

Variante numéro 2

9h15. Merde, je me suis mis mal hier soir. J’ai trainé toute la soirée, j’ai peut-être un peu tiré sur le whisky. Et puis le calva après le double café, c’est mortel. Je me relève difficilement d’une nuit agitée. Je me suis réveillé plusieurs fois en cours de nuit : A deux heures, j’avais les yeux comme des soucoupes. Impossible de me rendormir avant quatre heures. Passage rapide par la salle de bains. Pas le moindre regard en direction du miroir. J’appréhende trop la tête que je dois avoir. Surtout pas. Tout sauf mon reflet dans la glace ! Je cherche mes chaussons. Ou est-ce que je les ai fourrés hier soir ? Ah les voilà ! Je descends. J’allume l’ordi. Le temps qu’il se mette en route, je mets de l’eau dans la cafetière pour me faire un café bien noir. Je m’assois à mon bureau. Je regarde mon mur Facebook. Tiens, des vidéos sympas. Je matte. J’ai la bouche pâteuse. Ah oui tiens, c’est vrai, le café. Je retourne à la cuisine, je place deux dosettes dans le filtre et appuie sur le bouton. Le temps que le café passe, je sors fumer une clope. Quel temps de merde ! Il a flotté toute la nuit. Et il pleut encore à seaux, et il y a du vent. Je repasse dans le bureau voir le zapping de canal plus que j’ai pas fini de regarder tout à l’heure. Je boirais bien un café, moi… C’est vrai, il doit être prêt maintenant ! Merde plus de pain. C’est vrai que je l’ai fini avec mon sandwich hier soir devant la télé. Tiens, en parlant de télé, qu’est-ce qu’il y a à cette heure-là un jeudi matin ? Je m’affale sur le canapé. Déjà midi ? J’ai roupillé devant le poste, je me souviens avoir vu un début d’émission de truc, et puis j’ai vite plongé. Allez, je vais me faire un sandwich vite fait avant de me remettre à l’ordi. Merde c’est vrai, y a plus de pain…. Oh j’appréhende l’après-midi, je vais encore me traîner.

Variante numéro 3.

10h00. Je me réveille naturellement. Je mets la radio. Envie de traînasser un peu au lit ce matin J’aime bien me réveiller doucement, ne pas brusquer les choses. Je reprends mon Wallander que j’ai laissé hier soir. Je me suis endormi avec Mankell, je me réveille avec Mankell. Je vais peut-être même le finir, tiens. J’ai lu tard la nuit dernière, mais je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout. Bon an mal an, j’ai passé une nuit correcte. Sans plus. L’essentiel est quand même que je ne me réveille pas plus fatigué que quand je me suis couché. Je file à la douche, je déjeunerai après. Pendant que je suis sous le jet vivifiant, j’entends le téléphone qui sonne. Tant pis, il ou elle laissera un message, et puis je rappellerai. Sors de la douche, je m’habille de frais. Je pensais aller dans le jardin ce matin, mais j’ai pas trop envie, j’ai des trucs à faire dans la maison. Faut que je fasse les carreaux par exemple. Ah oui, ils en ont bien besoin ! Et puis le temps n’est pas merveilleux. Il ne pleut pas mais il fait gris, c’est pas engageant. Tiens, le répondeur. « On fait un barbecue ce midi, ça te dirait de te joindre à nous ? Si tu es d’accord, arrive vers midi.» Ben oui, pourquoi pas. Je regarde l’heure sur la pendule de la salle. Déjà moins le quart.. Si je veux y être, il faut que je m’arrache. Cet après-midi ? Ben on verra bien. Je vais sûrement repartir vers seize ou dix-sept heures, la journée sera bien avancée. Allez, j’y vais.

Variante numéro 4

Allez, je vous laisse imaginer. C’est ça la vie, c’est ça l’uchronie. Il suffit qu’un petit élément change : le moral, la météo, la soirée de la veille, l’entrain, la volonté de faire quelque chose ou pas et on ne vit pas la même journée. J’aurais pu varier à l’envi mon premier texte : manger des céréales ou du porridge à la place du pain, ou aller chez le boulanger me prendre un pain aux raisins, ou ne pas déjeuner…

Bref. Quelle journée vais-je passer ce 9 mai 2013 ? Je ne sais pas, ça dépend de tan de choses…

Bonne journée à vous en tout cas !!

© JM Bassetti 09/05/2013. Tous droits réservés.

 

 

 

© Amor-Fati 9 mai 2013 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr


Copyright 2018. All rights reserved.

Ecrit 9 mai 2013 par Amor-Fati dans la catégorie "Fiction", "Uchronie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *