juin 20

Elle m’avait dit…

Habitués de ce blog, vous le savez que le lundi, c’est le jour de Leiloona et de sa photo à commenter, à inventer. Ce lundi ne déroge pas à la règle. Voici ma copie de ce jour d’été, si l’on en croit plus le calendrier que la météo.
Les textes de mes camarades sont ici.

arcElle m’avait dit :
« Je ne sais pas si je t’aime toujours. Je préfèrerais que l‘on fasse un break de quelques semaines. Pour me permettre de réfléchir, de peser le pour et le contre. Savoir si notre histoire a un quelconque futur. Je dois me poser les bonnes questions et espérer les bonnes réponses.
Je lui avais dit :
– Ne me fais pas attendre trop longtemps, la vie n’est pas si longue que ça, les jours deviennent vite des semaines et les mois cumulés se comptent en années.
Je lui avais dit :
– Sors de ta vie terne en noir et blanc. Je t’en propose une nouvelle, pleine d’imprévus, pleine de projets, de musique. Une vie en couleurs. Si tu veux bien me suivre, tu ne le regretteras pas.
Elle m’avait dit :
– Je te préviendrai. Si mon cœur veut bien te suivre, si tes couleurs me tentent, tu le sauras très vite. Mais pour l’instant, je suis perdue. Trop de choses en même temps.
Je lui avais dit :
– Oui mais comment ?
Elle m’avait dit :
– Je ne sais pas encore, attends,  je te ferai signe. »

1000 signes !!! espaces comprises.

juin 16

Trois fois rien !

euroUn Euro ce n’est rien !
C’est devenu la base de notre monnaie, comme l’était la pièce de Un Franc il y a vingt ans.
Une baguette de pain, une pomme, une bouteille d’eau.
Une obole pour un sans-abri.
« T’as pas un euro ? » comme on disait « T’as pas cent balles ? »
Un Euro (ou 0,99 €), c’est le prix de mon livre « La lumière de l’ange gardien » que je publie sur Amazon.
Un Euro, autant dire trois fois rien…
En un peu plus de deux ans, j’en ai vendu vingt-sept.
Soit environ un exemplaire par mois !
Depuis hier matin et jusqu’à ce soir, ce même livre est gratuit, pour une opération promo….
Oui ! Gratuit ! Gratos ! Free ! Zéro Euro !
Rien qu’hier, il a été téléchargé quarante-neuf  fois !
Et déjà dix fois ce matin depuis que j’ai commencé à écrire ce billet !
Peut-être cent cinquante ou deux cents téléchargements avant ce soir.
Pour un bouquin qui coûte trois fois rien d’habitude.
Trois fois rien…
Comme quoi, comme disait le bon Raymond Devos, trois fois rien, c’est toujours quelque chose !

1000 euros….. heu non 1000 caractères…
Et jusqu’à ce soir, vous pouvez toujours le télécharger en allant sur ma page Amazon.

 

Catégorie : 1000 | Commenter
juin 13

O tempora O mores

Depuis deux semaines, j’ai séché l’atelier de Leiloona… Emploi du temps bondé, jardin à mettre en place, chat immobile à vendre ou à proposer. Et si les jours allongent, ils n’ont toujours que vingt-quatre heures ! Aujourd’hui, je m’y suis remis. Je vous propose de venir me rejoindre dans les collines avec mes parents et mon frère.
Tous les textes de l’atelier sont à lire en suivant ce lien. Allez les lire, il y en a des sympas !

tempora

Et voilà où tout cela nous mène !
Il y a bien des années, Paul, Augustine, papa et moi, nous faisions le grand tour pour rejoindre nos chères collines. Nous nous contentions alors de peu de bagages. Juste le nécessaire pour tenir la journée. Et bien souvent nous rentrions sans même avoir changé de linge.
Quel bonheur  de courir avec Lili, d’aller chasser la bartavelle avec Oncle Jules, de déguster les tartes succulentes de maman.
Et puis Bouzigue a changé notre vie. Grâce à lui et à sa clé magique, nous avons pu couper par les châteaux, raccourcir notre route et allonger nos séjours à la campagne.
Papa savait bien que ce n’était pas tout à fait légal, mais il s’en accommodait bien. Et petit à petit, nos bagages se sont alourdis. Moins de chemin, moins de fatigue, comme disait papa. Et puis Lili nous attendait et nous aidait à porter.
Deux bras de plus, ce n’était pas rien, peuchère !
Maintenant, papa est en retraite. Et il a une nouvelle compagne.
Ils partent pour la semaine.
En voiture.
Alors, il n’y a plus de limites pour les bagages.
Samedi, Joseph participe à « L’open des collines », un tournoi de golf international.
Moi je préférais courir avec Lili et embrasser Isabelle.
O tempora ! O mores !

1000 caractères évidemment !!!

 

mai 24

C’était un dimanche.

Une nouvelle photo de Philippe Lutz pour illustrer mon texte d’aujourd’hui.
N’hésitez pas à visiter son site.

orage

C’était un dimanche, je m’en souviens parfaitement.
Le temps était à l’orage depuis une bonne semaine déjà.
La lumière était sauvage.
Il faisait chaud, très chaud, trop chaud.
On sentait bien que ça allait éclater, que ça allait se gâter.
Sans tarder.
Mes parents avaient décidé de faire une longue promenade dans les vignes près de chez nous. Une sorte d’inspection générale plutôt. Papa voulait vérifier si la date qu’il avait prévue pour les vendanges était la bonne, s’il ne s’était pas trompé, s’il avait toujours le nez.
La récolte promettait d’être bonne. Excellente même.
Les cuves étaient prêtes, lavés, rincées.
Tout était prêt, même les hommes.
Le soleil était bon, les grains déjà bien formés.

Pourvu que l’orage à venir ne vienne pas tout gâter.

C’était un dimanche, je m’en souviens parfaitement.
Le dernier dimanche calme avant que l’orage n’éclate et ne détruise tout sur son passage.
Avant qu’il ne laisse derrière lui que misère et destruction.
C’était un dimanche.
Le 2 août 1914.

1000 caractères. Oui oui…

 

mai 23

C’était donc là.

J’ai un peu tardé. L’inspiration ne m’est venue que tôt ce matin, après une longue nuit de réflexion. Leiloona va donc avoir un texte de plus sur son atelier de Brica-books.. Mais l’ambiance n’est pas à la rigolade !!
Bonne lecture.

chaise

Merci de me montrer cette photo Monsieur le Commissaire.
Elle me permet de visualiser l’horreur, si j’ose dire.
C’était donc là.
Là que j’ai été retenue vingt-et-un jour et vingt-et-une nuits dans un noir absolu, attachée sur une chaise de bois dans un coin de la pièce, je ne saurais même pas dire lequel.
Si.
Je pense que c’était de l’autre côté parce que la lumière passait légèrement par ce qui est visiblement un Vélux.
Il venait deux fois par jour pour me nourrir et m’emmener aux toilettes.
Toujours liée, toujours avec le bandeau sur les yeux.
Je reconnaissais son pas, d’abord dans l’escalier, puis sur le plancher de bois.
Je ne sais toujours pas qui il est ni à quoi il ressemble.
Il manque cependant quelque chose pour que tout soit complet.
L’odeur.
Celle de la peur et de l’angoisse, celle de la nuit et du noir.
Je me contenterai de cette image pour le moment.
Je ne me sens pas prête à vous y accompagner.
Bientôt.
Quand le jour sera revenu dans ma tête.
Quand je n’aurai plus peur..

1000 caractères de trouille…