8 septembre 2013

97 grammes

balance« Les calories sont des petites bêtes qui entrent dans vos placards la nuit pendant que vous dormez et qui s’amusent à faire rétrécir vos vêtements… » Cette blague l’avait amusée jusqu’à ce que la réalité vienne la heurter brutalement.

Ce lundi soir, après le travail, elle était entrée dans le Leroy Merlin près de chez elle. Elle savait exactement ce qu’elle venait acheter. Elle avait vu une pub à la télé la semaine passée et avait été réellement impressionnée. L’objet était devenu indispensable au regard de la décision qu’elle venait de prendre : perdre du poids. La balance, puisque c’était de ça qu’il s’agissait, marquait le poids au gramme près. Mémoire, rapport taille poids. Le top du top des balances.

62,646. Voilà le triste constat qu’elle avait fait le lendemain matin en montant sur l’objet pour lequel elle avait quand même laissé plus de cent soixante-dix euros.

Ses soixante-deux kilos et des poussières l’obsédaient. Elle ne voyait que ça, imaginait les petits grammes cachés çà et là, disséminés sur son corps, sur ses cuisses, sur ses fesses, sur ses seins, dans la base de son cou. Son reflet dans la glace était devenu insupportable. Ses amies lui disaient bien que ça ne se voyait pas, elle, elle le savait. Trois kilos pendant les vacances, c’était plus qu’elle ne pouvait supporter.

Elle était déjà venue ici quinze jours auparavant pour acheter un nouveau robot de cuisine. Râper soi-même ses carottes, ses concombres, ses betteraves rouges crues et se faire des repas consistants mais hypo caloriques. Une vinaigrette légère, un tout petit bout de pain et un fromage blanc. Ou un yaourt zéro pour cent.

Et, jour après jour, son sourire revenait. Les efforts payaient.

62,646. 62,528. 62,314. 62,076. 61,995. 62,042 (du sucre dans le fromage blanc, c’était sûrement ça…). 61,917. 61,883. 61,713. 61,652.

Dix jours pour un kilo. Les efforts étaient énormes mais elle y était arrivée. Elle avait tiré un trait sur les chouquettes de la pause du matin (avec le thé sans sucre), sur le verre de vin à table, sur tous les petits plaisirs quotidiens, insidieux et caloriques.

Ce dimanche matin, en sortant de la douche, après s’être soigneusement essuyée (il ne fallait pas peser l’eau surtout), elle déposa sa bague sur le lavabo (elle pèse au moins cinq grammes) et monta sur la balance. Celle-ci commença par lui rappeler son poids de la veille : 61,652. Marie imprima mentalement le nombre (même si elle le connaissait par cœur depuis hier) et puis ferma les yeux. C’était son rituel quotidien. Fermer les yeux le temps que la balance donne son verdict et les rouvrir pour lire la bonne surprise. Tout sourire, elle posa son regard sur la fenêtre à cristaux liquides de la balance : 61,749. Entre parenthèses, + 0,097.

Quatre-vingt-dix-sept grammes de plus. La catastrophe… Ce n’était pas possible. Elle vida l’air contenu dans ses poumons et d’un pas assuré, remonta sur la balance. Elle ne ferma même pas les yeux. 61,749. Puis l’écran s’effaça une fraction de seconde et marqua à nouveau 61,749. Entre parenthèses +0,000. Dix fois elle descendit de la balance, dix fois elle remonta, mais la réponse était toujours la même. Elle avait pris quatre-vingt-dix-sept grammes en vingt-quatre heures.

Elle s’enveloppa de sa serviette et s’assit sur le bord de la baignoire. Machinalement, elle remit sa bague, le regard dans le vide. Qu’avait-elle bien pu manger d’exceptionnel pour reprendre ainsi quatre-vingt-dix-sept grammes ?  Carottes, tomates, bâtons de surimi, un fromage blanc et un fruit. Le morceau de pain du petit déjeuner ? Il pesait à peine cinquante grammes. Ce ne pouvait pas être lui qui lui avait fait reprendre une tonne comme ça… Elle se prit la tête entre les mains et réfléchit longuement. Se repasser mentalement sa journée de samedi pour trouver l’erreur, la raison pour laquelle la courbe s’était brutalement inversée. Et prendre les mesures drastiques qui s’imposaient pour qu’un tel incident ne se reproduise pas.

Ce samedi, elle avait sûrement fait plus attention que d’habitude. Robin était venu la voir et elle avait quasiment sauté un repas.

Robin. Elle ne l’avait pas vu depuis près de deux semaines. Elle lui avait fait deviner la bonne nouvelle et avait été heureuse qu’il lui dise qu’elle était mince, qu’elle était sa petite femme chérie. Qu’il l’aimait au plus profond de lui. Ils étaient ensemble allés se promener en ville, puis étaient rentrés dans le petit appartement de Marie et avaient fait l’amour le restant de l’après-midi. Trois heures de tendresse, de câlins, d’étreintes et de baisers, entrecoupés de petits mots doux. Le soir, après son départ, elle avait juste bu un thé sans sucre et mangé un petit gâteau sans gluten.

Ceci n’expliquait pas ces quatre-vingt-dix-sept grammes.

Et soudain, toujours assise sur le rebord de la baignoire, Marie sourit en regardant en l’air. Elle se remémora son après-midi avec Robin, revit son lit défait, sens dessus dessous, ravagé par l’amour de son homme à elle. Il avait été très, très attentionné hier. Elle s’était abandonnée dans ses bras et s’était complètement laissé aller. Les lèvres de Robin avaient couru partout : sur son ventre, sur ses cuisses, sur ses seins, sur son cou, sur son dos, sur ses mollets, sur ses bras, sur ses lèvres. Elle avait été embrassée comme elle ne l’avait jamais été. En se couchant le soir, bien après le départ de son amant, elle avait encore senti sur sa peau le picotement agréable de ses lèvres et de sa langue.

Cela ne pouvait pas être autrement. Son corps avait reçu quatre-vingt-dix-sept grammes de baisers. L’amour de Robin était tellement fort, ses baisers tellement ardents qu’ils avaient laissé une trace sur la peau de Marie.

C’était maintenant évident. Elle portait sur elle le poids de l’amour de Robin. Quatre-vingt-dix-sept grammes de graisse, c’était insupportable, mais quatre-vingt-dix-sept grammes de baisers, quatre-vingt-dix-sept grammes de tendresse, quatre-vingt-dix-sept grammes d’amour, c’était un joli cadeau, une preuve, s’il en fallait une, que leur amour était fort et puissant.

Marie s’habilla en chantant, ouvrit les volets et la fenêtre, refit son lit et pénétra dans la cuisine pour prendre son habituel petit déjeuner : un yaourt zéro pour cent, une biscotte et un thé sans sucre. Machinalement, elle feuilleta son agenda, histoire de s’imprégner de ses rendez-vous à venir. Elle tourna deux pages et son regard s’alluma : samedi prochain, Robin. Et depuis quinze jours qu’elle avait commencé son régime, une folle idée lui traversa l’esprit. Ce samedi là, elle espérait bien…. prendre deux cents grammes.

© JM Bassetti 08/09/2013. Tous droits réservés.

4 septembre 2013

Opération annuelle de démontage

mer

 

 

 

 

 

 

 

 

Bleu sur mer, le 4 Septembre 2013,

Madame, Monsieur, Chers Administrés,

La saison touristique est maintenant terminée. J’ai le plaisir de vous faire savoir que le record d’affluence établi il y a quatorze ans a été battu cette année et que notre petite commune a connu une fréquentation impressionnante, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter. C’est grâce aux efforts de chacun d’entre vous et à l’implication sans compter de l’équipe municipale que nous ne pouvons que nous réjouir de cette situation. Au nom de la municipalité, je tiens à vous remercier de votre participation active dans la renommée chaque jour plus grande de notre village.

Mais le temps des réjouissances est désormais passé et il nous faut d’ores et déjà préparer la saison prochaine. C’est pourquoi, comme tous les ans à pareille époque, la mer sera démontée et stockée dans les entrepôts municipaux afin d’y être nettoyée, rincée à l’eau claire et désinfectée.Les opérations de démontage commenceront lundi 9 septembre à 9h00 et dureront jusqu’à la fin de la semaine. Vous voudrez bien, comme chaque année, prendre les précautions d’usage pour que tout se passe au mieux.

Les bateaux et barques doivent être remontés pour dimanche 8 à 17h00 au plus tard,

Les volontaires pour abriter chez eux les poissons (mulets, bars, soles, congres et daurades) pendant la saison d’hiver doivent se présenter à la mairie samedi 7 à 15h00 munis de paniers et de seaux. Attention, je rappelle que les propriétaires de chats ne peuvent prétendre recevoir nos amis de la mer.

Comme chaque année, les agriculteurs seront réquisitionnés pour stocker les algues et goémons dans les entrepôts uniquement destinés à cet effet. Le mélange avec le lisier est à éviter absolument sous peine de résultats catastrophique lors de la réinstallation de la mer.

Le sable, compressé sous forme de briques, sera rangé comme chaque année dans les ateliers de la commune. Une nouvelle aile a été construite pendant l’hiver dernier. Grâce à ce nouvel abri, le sable sec et le sable mouillé pourront être conservés de façon indépendante. Trop d’incidents de mouillage intempestif du sable sec avaient été constatés les années précédentes.

Les crevettes et autres étoiles de mer subiront la lyophilisation habituelle afin de ne pas trop surcharger les entrepôts déjà bien remplis.

L’installation de l’écran géant donnant l’illusion de la présence de la mer se fera dans la foulée. Les propriétaires d’habitations longeant la digue voudront bien faire le meilleur accueil aux techniciens chargés d’installer les vidéoprojecteurs dans les greniers. Il est important pour nous de faire croire toute l’année aux touristes de passage que la mer est toujours là. Même pendant les travaux de nettoyage de la mer, le plaisir des gens de passage est notre préoccupation essentielle.

Les opérations de remontage de la mer débuteront le lundi 23 Juin 2014 à 9h00 précises et dureront quatre jours. Je rappelle que les crevettes et les étoiles devront être réhydratées pour cette date.

Je compte sur le civisme de chacun d’entre vous pour que cette opération saisonnière se déroule le mieux possible comme c’est le cas tous les ans.

La municipalité vous remercie à l’avance de votre participation annuelle qui est la fierté de notre cité et vous convie au verre de l’amitié qui sera servi sur le parking géant remplaçant la plage hors-saison, en espérant que celui-ci n’aura pas été trop dégradé par les passages des bateaux durant la période estivale.

Je me tiens évidemment à votre disposition pour toute question que vous êtes en droit de vous poser si je n’ai pas été assez précis dans mes explications.

Bien cordialement à vous toutes et à vous tous,

Votre maire, Arnaud Duvivier.

 

 

2 septembre 2013

Quand faut y aller…

rentree1Elle avait pris la précaution de retirer ses chaussons. Elle poussa doucement la porte de la chambre et dans l’obscurité s’avança à pas de loup. Elle connaissait par cœur les recoins de la pièce, évitant ainsi de cogner un objet qui aurait pu faire du bruit. Avec délicatesse, elle avançait, un pied après l’autre, caressant des orteils nus le parquet de chêne ciré.

D’une main elle repoussa doucement les papiers qui trainaient sur le bureau et déposa le plateau avec délicatesse. Puis, toujours en silence, elle se dirigea vers la fenêtre, évitant soigneusement une chaussette ou un slip qu’elle n’avait pas encore eu le temps de ramasser pour la lessive. Elle le ferait dans la matinée en rangeant la chambre, une fois qu’il serait parti.

D’un geste assuré par des d’années d’expérience, elle tira le rideau opaque qui glissa silencieusement sur sa tringle. Immédiatement, la lumière envahit la pièce. Elle ouvrit la fenêtre pour laisser entrer l’air frais du matin.

Il était sept heures.

Ne craignant plus le bruit, elle s’approcha du lit d’un pas plus assuré et s’assit sur la couverture bleue qui pendait jusqu’au sol. Elle tendit la main vers la tête de son fils encore posée sur l’oreiller. Il dormait à poings fermés, ou du moins, voulait-il le faire croire. Elle passa la main dans ses cheveux courts. Que c’était bon ! Tous les matins, c’était le même plaisir. La main d’une mère dans les cheveux de son enfant. Un geste séculaire que toutes les mères connaissent bien. Le premier vrai plaisir de chaque jour ! Doucement, elle pencha la tête en avant et déposa un baiser sur la tempe du dormeur. Il attendait ce moment chaque matin pour entrouvrir les yeux. Chaque jour la même comédie. Un rite immuable qu’ils connaissaient bien tous les deux.

« Bonjour maman, prononça-t-il doucement. Sa bouche était pâteuse, engluée par le sommeil.

– Bonjour mon chéri, répondit-elle en posant un nouveau baiser cette fois-ci sur la joue de son fils. C’est le grand jour aujourd’hui !

– Oh non, maman, pas aujourd’hui, encore une petite semaine.

– Allez, ne fais pas ta comédie, comme tous les ans. Tiens, je t’ai apporté ton petit déjeuner au lit pour bien commencer ta journée, mon grand. »

Elle se leva tout doucement, dirigea ses pas vers le bureau et se saisit du plateau de verre incrusté d’ailes de papillons collées les unes contre les autres et formant un paysage asiatique, le Fujiyama certainement, du moins, aimait-elle le penser.

Lentement, il se redressa dans son petit lit, attrapa d’une main hasardeuse l’oreiller encore chaud de sa sueur nocturne et le plaça derrière son dos. Quand il fut bien calé, les mains sur la couverture, elle déposa sur ses genoux le plateau au milieu duquel trônait un bol de chocolat fumant. De chaque côté du récipient brûlant, elle avait disposé une tartine de pain frais qu’elle était allée acheter à la boulangerie en bas de la rue. Chaque morceau était copieusement tartiné de beurre et de confiture de mûre, sa préférée. Un des derniers pots de l’année. Bientôt, elle irait dans son coin à mûres refaire le plein et confectionner les trente-cinq pots habituels pour ses petits déjeuners quotidiens. Car il n’en voulait pas d’autres…

Il saisit la tartine de droite et croqua à belles dents. Elle profita de l’instant pour commencer à parler.

« Pas d’histoires cette année, Didier. Tu as bien profité des vacances, maintenant, il est temps de rentrer.

Il ne s’attendait pas à une attaque si violente, du moins pas tout de suite. Il reposa le pain sur le plateau et tenta d’avaler sa bouchée. Mais il avait une grosse boule dans la gorge et la nourriture avait du mal à passer. Finalement, il déglutit, et, des sanglots dans la voix, demanda :

– Les prochaines vacances, c’est quand, maman ?

– Fin octobre, tu le sais bien ! Allez, sois grand, ça va passer vite. Finis ton bol et va prendre ta douche.

– C’était bien les vacances hein maman ?

– Oui mon chéri, mais c’est fini, il faut y aller maintenant.

– C’était bien la plage, hein maman ? On s’est bien baigné cette année ?

Mentalement, il se revoyait sur la plage du Croisic, marchant plus de cent mètres pour rejoindre la mer à marée basse. Il revivait ses parties acharnées de ballon avec ses amis également touristes dans la station balnéaire, les châteaux construits avec application, les tartines de confiture d’abricot du goûter, les longues discussions sous le parasol. Et puis Myriam… Myriam qu’il retrouverait peut-être à la Toussaint, du moins l’avait-elle laissé entendre. Myriam. Son joli maillot de bain bleu et vert, comme ses yeux. Peut-être le souvenir des yeux de Myriam ferait-il passer cette première période plus rapidement ?

– Allez, dépêche-toi maintenant. Avale ton déjeuner et file dans la salle de bains, je ne veux pas que tu sois en retard.

– Tu m’accompagneras, m’man ? J’ai un peu peur.

– Mais oui mon chéri, tu le sais bien. Depuis que tu vas à l’école, je n’ai pas raté une rentrée. Je serais une bien mauvaise mère si je ne venais pas avec toi un jour comme celui-là !

Cette pensée le revigora. Il termina sa tartine, but la moitié du bol de chocolat et déclara :

– J’en veux plus, j’ai pas faim. Ça passe pas.

– Bon, je n’insiste pas, reprit la maman, mais demain, pas d’histoire. Pas question de partir à l’école le ventre vide, tu m’entends ? Un sac de patates vides, ça ne tient pas debout, je te l’ai toujours dit.

– Oui maman, promis.

Il se leva, enfila ses mules, remonta maladroitement son pantalon de pyjama dont l’élastique passait par-dessus la veste boutonnée jusqu’en haut et entra dans la salle de bains.

La douche coulait. Elle ne perdit pas de temps. Elle ouvrit en grand le lit pour bien l’aérer, frotta le drap du dessous comme pour retirer les miasmes de la nuit, les acariens et les petites bêtes du sommeil et posa dessus un pantalon noir, une chemise bleu ciel, un slip de coton blanc et une paire de chaussettes unies. Tout avait été soigneusement repassé la veille, y compris les chaussettes ! Puis elle ramassa le linge sale qui trainait, se saisit du plateau et disparut dans la cuisine.

Quinze minutes plus tard, il arriva dans le couloir, tout propre et tout brillant, vêtu de ses habits de rentrée. Son regard se posa sur le cartable noir qui attendait patiemment près de la porte de l’appartement, semblant lui lancer un défi.

– Que tu es beau mon fils ! Tu es prêt ?

– Oui maman. Je suis prêt, maman, on peut y aller…

Sa voix était tremblotante et incertaine.

– Quand faut y aller… commença-t-elle…

– Faut y aller, répondit-il dans un sanglot.

– Allez, courage , lui dit-elle en déposant sur sa joue un nouveau baiser plein d’amour et de tendresse.

Elle le regarda droit dans les yeux. Une larme perlait et commençait à s’avancer vers l’aile du nez.

– Ca va bien se passer mon chéri, ne t’en fais pas. Je sais que tous les ans, tu as du mal à y retourner, c’est normal, mais il faut bien que tu ailles à l’école, tu ne peux pas être en vacances toute l’année.

Elle ouvrit le placard, attrapa sa veste et la posa sur ses épaules. La matinée était fraiche en ce début septembre. Puis elle se saisit du cartable posé par terre et ouvrit la porte d’entrée.

– Je te le porte jusqu’au bout de la rue de l’école, mais après, tu le prendras tout seul, promis ?

– Oui maman.

– Et puis les jours qui suivent, tu iras tout seul à l’école. Sans moi.

– Juré maman.

Il tendit le bras et cracha par terre, sur le trottoir.

– Je ne comprends toujours pas pourquoi tu n’aimes pas l’école et pourquoi tu me fais la même comédie tous les ans.

– Les maîtresses me font peur et les enfants se moquent de moi. Je veux pas y aller.

– Depuis le temps, je pensais tout de même que tu allais t’y faire. Tu es grand maintenant, Didier. Tu as quand même cinquante-cinq ans et tu es le directeur de cette école…

– Je sais maman, mais j’ai pas envie… »

Modification du 3 septembre 2017. Didier, qui est mon meilleur ami est maintenant en retraite en même temps que moi. Il ne fera donc pas cette nouvelle rentrée. Merci de modifier à votre gré en mettant le prénom que vous souhaitez.
Bonne rentrée à toutes et à tous.

© JM Bassetti 02/09/2013 Tous droits réservés.