5 août 2019

La pièce de Rosalie.

Depuis décembre 2016 et la sortie de Je m’appelle Mo, je n’avais publié aucun livre.

Je reviens vers les lecteurs avec la publication, coup sur coup, de deux livres, l’un en août, l’autre en novembre.

La pièce de Rosalie, est un recueil de 12 nouvelles. Ces douze textes ont déjà été publiées sur ce site Amor-Fati, mais jamais réunies dans un livre.

Cette fois, c’est une illustratrice professionnelle qui a créé la couverture. J’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi.

Voici les 12 textes de ce recueil.

La pièce de Rosalie
Cols et manches
La lumière de l’ange gardien
L’Ankou dans le béton
Pas une trace
Bip Bip et Toc Toc
Dura lex sed lex
Le clic qui balance
Demain matin on ira à la pêche
Ma première gare mondiale
Dimanche noir
Ecriture à quatre mains
Léa par Audrey
Léa par JMB

La pièce de Rosalie sortira le 26 Août chez Amazon dans un premier temps.

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J’espère que vous ferez un bon accueil à ce recueil, en attendant la sortie de Paramètres, roman, vers la fin du mois de novembre.

A bientôt.

JMB

 

Catégorie : Au fil des jours | Commenter
6 avril 2019

Une soirée bien étoilée (5/5)

Allez, après ces quatre épisodes archi-sucrés et frôlant avec la romance à deux balles, voici la chute…

Merci pour vos commentaires à la suite de ce texte.

Bonne lecture.


Puis les choses se passèrent doucement. Les baisers se succédant aux baisers, les mains de Théo se mirent à danser sur le corps de Noémie. Au début impressionnée, Noémie se laissait aller doucement. Elle décida de se laisser porter, de laisser les choses se faire sans rien brusquer. Le saxo de Bird s’était fait silencieux depuis un moment. On n’entendait dans l’appartement que les respirations des deux amoureux. Doucement, Théo entraîna la jeune fille dans la chambre et l’allongea sur le lit. L’un après l’autre, les vêtements volèrent dans les airs pour s’entasser pèle mêle sur le sol. Doucement, Noémie avoua à Théo qu’il était le premier et lui demanda d’être délicat. Très compréhensif, et soigneux de laisser à sa compagne un bon souvenir de sa première nuit, il multiplia les attentions et les délicatesses, tout en expliquant qu’il n’avait pas autant d’expérience qu’elle pouvait le penser. Noémie était heureuse. Guidée par les conseils de TO2T, elle faisait preuve de beaucoup de bonne volonté et semblait bien réussir ce que son amant lui demandait ou lui suggérait délicatement. Le tutoiement s’était instauré de lui-même et semblait ne plus poser de problèmes. Il s’imposa aussi facilement que le vouvoiement avait persisté longtemps.

– Je vais y aller, avança Théo vers trois heures du matin, après que leurs corps se soient un peu apaisés, lassés des assauts répétés de leurs jeunes ardeurs.

– Non, reste, dors ici, je veux continuer à sentir ta chaleur toute la nuit.

Théo se laissa convaincre, et comme souvent les hommes après l’amour, il s’endormit rapidement. Toute chamboulée et en état second, Noémie réfléchissait à ce qu’elle venait de vivre. A la délicatesse des gestes de Théo, à sa gentillesse, à sa douceur. Elle sombrait à son tour dans le sommeil lorsque son téléphone, posé sur le la table de nuit, se mit à vibrer. Noémie se dégagea légèrement des bras de Théo et se saisit de l’appareil. L’écran était toujours allumé. Elle se frotta les yeux et dans un demi brouillard, lut le message affiché:

« Vous venez de faire l’amour plusieurs fois avec TO2T. Merci de bien vouloir évaluer sa prestation en lui attribuant une note de une à cinq étoiles. 43 jeunes filles et 12 jeunes hommes ont déjà déposé un avis sur TO2T. Lisez tous les commentaires le concernant. »

5 avril 2019

Une soirée bien étoilée (4/5)

Avant le dénouement tant attendu de demain…..


D’un commun accord, ils décidèrent d’aller chez elle prendre un café et écouter un peu de musique.

– Je dois avoir quelques CD de Jazz et une bouteille de Chivas, avait-elle ajouté pour finir de le décider. un cadeau de mon père !

Le trajet entre le restaurant et l’appartement de Noémie se déroula dans le calme. Les deux jeunes gens semblaient être sous le charme, mais toujours dans la retenue. Le téléphone de Noémie émit un petit bruit de notification; un message venait d’arriver. Elle ne se permit pas d’ouvrir sur le champ.

Une fois arrivée chez elle, elle proposa à Théo de choisir un disque. Elle s’assit près de lui sur le canapé du salon et tira de son sac son téléphone portable. Quelle était cette notification ? Noémie appuya sur la touche de droite pour éclairer l’écran.

«Vous venez de dîner au restaurant l’Espérance. Merci de bien vouloir évaluer la qualité de cet établissement en lui attribuant de une à cinq étoiles. 174 clients ont déjà déposé un avis sur le restaurant l’Espérance. Lisez tous les commentaires le concernant. »

Charlie Parker et Dizzy jouaient doucement. Noémie montra son téléphone à TO2T.

– Incroyable, dit-elle, ces téléphones sont bien indiscrets. On ne peut plus rien cacher à personne. Notre vie est surveillée perpétuellement du matin au soir. Je ne sais pas si je vais répondre, ajouta Noémie.

– Si si, venez près de moi, nous allons le faire ensemble si vous voulez, dit-il.

Ensemble, ils lurent quelques commentaires et répondirent aux diverses questions posées. Ces questions portaient sur la qualité de l’accueil, la qualité  et la quantité des plats servis, le niveau du service, de la propreté de l’établissement et demandait un commentaire global et une note de une à cinq étoiles. Tout en riant et en plaisantant, Noémie et Théo répondirent à toutes les questions. Ils terminèrent par un « Excellent rapport qualité prix. Excellente ambiance, excellente soirée. Restaurant à conseiller. » Et d’un commun accord, ils attribuèrent cinq étoiles à l’Espérance.

3 avril 2019

Une soirée bien étoilée (2/5)

Ca chauffe, ça chauffe…. La petite Noémie est toute fébrile ! Peut-être que ce soir sera le grand jour ! Allez savoir !

Bonne lecture et à demain pour le 3…

Commentaires bienvenus, comme d’hab !


Les jours suivants furent un calvaire pour Noémie. Mais un doux calvaire. Chaque passage de Théo la remplissait de bonheur. Elle respirait son eau de toilette avec avidité, se rappelant les baisers de mardi. Lorsque ses collègues de bureau plaisantaient au sujet du beau Théo, elle pensait que elle seule connaissait la chaleur de ses bras, la douceur de ses lèvres, la tendresse de ses mots. Elle en était intérieurement toute tremblante. Mais elle n’en laissait rien paraître, et lui non plus évidemment. Leurs relations étaient essentiellement professionnelles. Mais chaque soir, elle avait pris l’habitude de traîner un peu avant de partir, de passer aux toilettes pendant que ses collègues quittaient le bureau. Et durant quelques minutes, elle recevait les baisers espérés pendant toute la journée, elle lui donnait la tendresse et les mots doux qu’il attendait, mais ils étaient toujours pleins de retenue et de timidité.

Même si elle était d’un naturel timide, et toujours vierge, Noémie espérait bien au fond d’elle même que Théo serait le premier homme à lui apprendre les choses de l’amour.


Le samedi matin, Noémie ne tint pas au lit. Elle avait mal dormi. Elle se sentait nerveuse, Il fallait absolument qu’elle se lève sous peine de voir la migraine s’installer. Et ce n’était certainement pas le jour ! A sept heures et demie, elle était déjà debout. A la même heure que pendant la semaine.

Elle passa la journée à ranger l’appartement. Oh, elle était d’un naturel plutôt ordonnée mais elle souhaitait que tout soit impeccable, au cas où… L’idée lui trottait dans la tête.. Comment allait se passer le repas, et surtout, qu’allaient-ils faire ensuite ? Trop tard pour le cinéma, trop tôt pour aller en boîte. Secrètement, elle espérait bien voir le loup ce soir, comme disait son père. Une grande étape dans sa vie. Une nouvelle étape, mais si importante, Elle ne savait pas ce que serait cette nuit, ni même si elle aurait lieu, mais elle voulait que tout soit parfait si Théo et elle envisageaient d’aller plus loin que de chastes baisers. Elle nettoya donc tout l’appartement, changea les draps, astiqua la douche, les toilettes, les robinets. A dix-neuf heures, elle était prête. Elle avait même pris un bain, elle qui habituellement ne prenait que des douches.

Elle avait pris soin de sa tenue et avait choisi des vêtements légers et amples. Comme elle était un peu complexée par sa trop petite poitrine, elle avait choisi un soutien-gorge avec un léger rembourrage qui la mettait plus en valeur. Mais pas trop quand même !

A partir de dix-neuf heures quinze, Noémie commença à tourner dans l’appartement. Elle passait de la chambre au salon, de la cuisine à la salle de bains, arpentait le couloir en regardant où elle posait les pieds, s’asseyait sur le canapé sur une demi-fesse, histoire de ne pas le froisser et de ne pas froisser sa jupe en lin. Elle sentait bien qu’elle était à la limite du ridicule, mais elle ne pouvait pas faire autrement !

Enfin, à dix-neuf heures vingt-neuf, elle vit une voiture s’arrêter devant la porte de son immeuble. C’était bien lui ! Elle attrapa son manteau, éteignit soigneusement la lumière du couloir, ferma la porte à double tour et descendit les seize marches de son immeuble.

A dix-neuf heures trente, elle était assise dans la voiture, près de lui. Elle avait son eau de toilette pour elle toute seule.

28 février 2019

Vis ta vie de poulet dans le four

Oui, je sais, ce n’est pas un poulet… Quand même, faut pas me prendre pour un imbécile !!

Si tu es un vrai scientifique et que pour toi, il vaut mieux une bonne expérience qu’une mauvaise théorie.

Si, de plus, tu t’es déjà posé la question : « Mais que ressent un poulet pendant qu’il est dans un four à 180 ° ? » Si si, je t’assure, il y a des gens qui se posent la question.

Si, enfin, tu aimes faire de la pâtisserie, suis bien une à une les instructions ci-dessous : (C’est exactement ainsi que j’ai vécu cette expérience cet après-midi. Chaque étape est importante si tu veux vraiment réussir…)

  1. Débarrasse-toi de ton pull à manches longues et mets toi en T shirt (manches courtes, très important)
  2. Préchauffe ton four à 180 °. (Tu peux tester plus chaud si tu aimes les expériences fortes).
  3. Hors du four (évidemment), prépare une tarte tatin* ( 8 pommes, 100 g de sucre, 50 g de beurre et une pâte brisée par dessus) dans un plat à charnière qui fuit, mais tu ne sais pas qu’il fuit. (Important cependant le « qui fuit » pour la suite de l’expérience… Si le plat est étanche, l’expérience sera un échec… cuisant !!).
  4. Mets ton plat dans le four (évidemment sans te rendre compte qu’il fuit) sur une grille  (pas sur une lèchefrite sinon, ce n’est pas drôle), . Le trajet plan de travail-four doit se dérouler sans la moindre goutte de caramel par terre, sinon, ça met la puce à l’oreille, tu te rends compte que ça fuit et on revient au numéro 3 étanche…
  5. Pendant une demi-heure environ, tu vas pouvoir faire ce que tu veux: ranger ton plan de travail, lire un bouquin, regarder la télé, aller aux toilettes, dans le jardin, écrire un mini-roman, faire des mots croisés, un sudoku, éplucher la soupe…etc…
  6. Etre ravi de la bonne odeur de caramel qui se répand dans la cuisine et regarder par la porte du four si la tarte est cuite.
  7. La laisser cinq minutes de plus, parce qu’elle n’est pas tout à fait assez dorée.
  8. Sortir la tarte du four et la retourner immédiatement sur le plat de service (Ben oui, c’est une tarte tatin, faut la retourner…faut suivre un peu… ah la la)
  9. La trouver un peu palote et se dire « Tiens, pourtant mon caramel était bien brun, et la dernière fois, les pommes était marron foncé« .
  10. Jeter un œil en direction du four et repérer des gouttes de caramel sur le carrelage.
  11. Se dire « Tiens tiens, c’est bizarre« , nettoyer aussitôt, tout en constatant que le caramel a déjà commencer à durcir.
  12. Innocemment, ouvrir alors la porte du four pour remettre en place la deuxième grille que tu avais retirée avant d’enfourner ton moule.
  13. Constater alors que la sole de ton four est entièrement recouverte de caramel bien brun.
  14. Et là, tu te dis: »Vu les deux gouttes qui ont figé sur le carrelage tout à l’heure en deux minutes, ça ne va pas tarder à devenir d’abord une grosse bouillasse, puis une grosse croûte de caramel dans le fond du four. »; et tu te dis aussi « si je laisse le four refroidir comme ça en faisant celui qui n’a rien vu, même la pyrolyse, elle ne pourra rien contre le plus beau four Bosch caramélisé« . Et tu imagines la tête de ta tendre épouse quand elle va rentrer et qu’elle va voir son beau Bosch complètement ruiné et toi tu vas dire comme un gamin « Oh non, j’avais pas vu... »
  15. Alors tu t’armes d’un rouleau de Sopalin et tu tartines le bas du four où le caramel a déjà commencé à refroidir puisque depuis cinq minutes, tu as laissé la porte ouverte en te demandant : « Bon, je fais quoi ?« .
  16. Et là, tu commences à ressentir ce que ressent le poulet. Tu fais bien gaffe à ne pas toucher les parois du four. Tu as les poils des bras qui commencent à roussir. la sensation de chaleur se fait plus intense au bout des doigts quand le caramel a bien imprégné le Sopalin et qu’il faut le ressortir.
  17. Une fois que tu as bien dégrossi au Sopalin, prends une éponge avec de l’eau bien chaude pour finir de nettoyer ce qu’il reste et qui, maintenant, est bien attaché. Continue à faire gaffe aux parois; c’est traître ces trucs là… une minute d’inattention et tu es marqué comme un cheval… Et là, non seulement tu as chaud aux bras, mais aussi à la main qui presse l’éponge (selon l’équation eau très chaude + caramel = caramel chaud et collant)
  18. Voilà, une fois que tu auras fini, en regardant ton bras, tu penseras au poulet que tu as mis dans ton four dimanche dernier et tu te diras qu’il vit une drôle d’expérience…
  19. Et toi, tu auras vécu l’expérience du poulet dans le four et tu auras inventé une nouvelle recette de gâteau: la tarte tatin revisitée, avec caramel servi à part sur Sopalin (voir photos)
  20. Merci qui (Non, pas Jacquie et Michel…)????
Ben oui, je sais bien qu’elle est pâlichonne !!