7 juin 2014

MM Vs ADN by JMB

cadavreHier soir, j’ai refermé « Un cadavre dans la bibliothèque » de notre bonne vieille british Agatha Christie. Je le lis en même temps que « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître. Je vous raconte l’intrigue rapidement, car l’histoire en elle-même n’est pas le propos de cette chronique, mais elle l’illustre parfaitement. D’ailleurs, l’enquête est assez mal ficelée et l’histoire somme toute peu intéressante.

Une jeune fille est découverte à la fois nue et étranglée (si si, c’est possible, c’est rare mais possible) sur la carpette devant la cheminée de la bibliothèque d’un vieux militaire à la retraite taillé dans le marbre de l’empire britannique victorien. Son épouse n’est pas choquée le moins du monde de trouver une jeune femme en même temps nue et décédée dans la pièce où son époux a passé la soirée la veille après être revenu d’une réunion qui l’a retenu fort tard loin de chez lui. Mais passons. Elle prend la chose très bien, et en profite pour reprendre des roties et du thé.

Et dans le village où habite ce couple irréprochable, loge également une vraie vieille fille anglaise, n’ayant jamais vu le loup sortir du bois, mais connaissant parfaitement tous les habitants, leurs habitudes, leurs manies et qui est perpétuellement à l’affut des cancans et autres bavardages. Cette brave demoiselle dont les lunettes sont aussi épaisses que le fond de ma bouteille de whisky et la culotte aussi étanche que deux mètres de terre glaise se nomme, vous l’avez deviné, Miss Marple.

Miss Marple est rapidement mise à l’épreuve. Pour la femme du colonel, elle est indéniablement celle qui réussira à résoudre cette énigme en deux coups de cuiller à pot. Les conclusions commencent à poindre lorsqu’un second cadavre, d’une seconde jeune fille est retrouvé le lendemain dans une voiture incendiée. Elle n’est ni nue ni étranglée, mais elle n’est pas non plus décédée d’une fluxion de poitrine, ni même de la rougeole.

Miss Marple, délaissant pour un temps les lectures coquines qui agrémentent ses soirées, découvre (excusez-moi de vous dévoiler le nœud de l’énigme), qu’en fait celle qu’on croyait morte étendue devant la cheminée a été calcinée dans la voiture et que la demoiselle scout ayant joué Jeanne d’Arc (ce qui, vous l’avouerez, est un comble pour une anglaise) n’est autre que celle que l’on croyait dans la bibliothèque du papi pervers (ou pas). Et hop, en deux coups de réflexion de son cerveau exemplaire, et grâce à une ruse que lui permet de faire la responsable des œuvres de charité de la commune, Miss Marple découvre les meurtriers (car ils sont deux, mais oui mais oui), et les confond devant la foule ébahie et tout le monde est scié, et toc, Miss Parple est vraiment balaise.

Bref, vous l’avez compris, un véritable Agatha Christie, avec les bonnes à tabliers blancs et les valets aux tempes grises et aux plumeaux ravageurs. Un policier poussiéreux de la belle époque, dans des intérieurs cossus avec bow-windows, fauteuils profonds à dossiers recouverts de petits ronds en crochets, thé au lait et petits gâteaux.

Mais franchement, à l’heure de l’ADN, des autopsies hypersophistiquées et des analyses en tous genres, ce policier ne tiendrait pas vingt pages. Faudrait-il deux cents pages aujourd’hui pour découvrir qu’un cadavre, même nu et étranglé comme celui de Suzie, n’est en fait pas Suzie du tout. Il suffirait de deux cheveux pris sur une brosse dans sa chambre et d’une comparaison rapide pour découvrir la supercherie. Même un policier débutant, un stagiaire-photocopies résoudrait cette énigme en se curant le nez d’une main, en buvant un café de l’autre et en tournant les pages de son Ouest-France de la troisième.

La simple observation du cadavre de Cassetti dans « le Crime de l’Orient Express » (j’ai eu chaud, à une lettre près, c’était moi, ça m’a sauté aux yeux dès la première fois que je l’ai lu) aurait pu permettre de constater que les coups n’avaient pas été portés de la même main, dans le même sens, de la même hauteur… Et tout aurait été foutu par terre.

Et croyez-vous que ce brave Jules Maigret, avec ses allures de bon père de famille serait plus efficace face aux merveilles de la science et de la technique ?

La science a-t-elle tué les enquêtes policières ? Que nenni évidemment ! Du moins dans la vraie vie… Regardez le petit Grégory. Malgré tous les retournements de situation, les mises en examen, meurtres, suicides, prélèvements ADN, derniers espoirs et contre-enquêtes, une seule personne est capable à ce jour de dire de façon certaine qui est l’assassin : Grégory lui-même !

L’enquête policière a changé. Les méthodes d’investigation des policiers de littérature ont forcément suivi les évolutions de la vie trépidante et de la vraie police. Columbo, malgré sa bonhommie, son sourire et son cigare vert passerait pour un rigolo face aux policiers en blouse blanche des séries concurrentes. Même Navarro, sur la fin, s’y était mis. Avec ses mulets qui petit à petit sont passés de la police pépère à la police de la fin du 20eme siècle. Une jolie transition.

Parce que la petite enquête tranquillou à la papa, c’est fini ma bonne dame. On ne cherche plus du coupable comme on cherche des champignons, un peu au hasard, en levant le nez et en espérant que les indices vont vous tomber dessus comme une crotte d’oiseau. Les meurtriers sont plus malins, on bosse avec les mails, les téléchargements, les téléphones portables, l’ADN et les traces de cellules. Qu’un assassin ait le malheur d’avoir des flatulences au moment de son forfait, et c’en est fait de lui ! On le rattrapera à la trace, si ce n’est à l’odeur…

O tempora, O mores, disait-on autrefois. La littérature policière a changé. Comme ont changé les assassins, les policiers et les méthodes de recherche. La vie va vite, la police va vite. Les voitures roulent vite, les ordinateurs chargent vite. Les infos circulent vite, tout va vite, vite, vite…

Alors, si, au milieu de cette vitesse de vie et d’information, vous avez envie de vous poser, de vous laisser aller, de prendre votre temps pour découvrir le nom d’un meurtrier, prenez donc un bon Maigret (je peux parler, je les ai tous lus), un Rouletabille ou un Arsène Lupin.

Ou non, encore mieux, un Agatha Christie. Excellents, les Agatha Christie… Vous savez, ces policiers anglais un peu désuets, un peu éloignés de la réalité, ces policiers feutrés qui naviguent entre bons sentiments et politiquement corrects. Ces policiers qui sentent bon la vanille, le thé et les scones à la marmelade. Vous voulez un conseil ? Voyons… Et si vous essayiez « Un cadavre dans la bibliothèque ». Je viens juste de le terminer et j’ai passé un excellent moment !!

Cet article est paru ce matin sur le blog L’ivre de lire

© JM Bassetti 7 Juin 2014. Reproduction interdite sans accord de l’auteur.

Catégorie : Non classé | Commenter
6 juin 2014

L’horreur a un nom

6juinLa maladie a du bon parfois. Elle vous oblige à rester chez vous et à vous poser un peu. Dos bloqué, lombalgie, je ne sors pas de chez moi, je ne prends pas ma voiture. Je reste le moins longtemps possible sur mon fauteuil d’ordinateur. Alors, comme un poivrot finit ses fonds de bouteilles, je termine mes livres entamés. Parce que j’ai la sale manie de commencer plusieurs livres en même temps ou à quelques jours d’intervalle, et je me retrouve régulièrement avec sur la table de nuit, trois ou quatre bouquins tous largement commencés. Et des sujets souvent bien différents.

Samedi, j’ai terminé un Agatha Christie retrouvé dans un placard (Un cadavre dans la bibliothèque) et commencé il y a bien quinze jours. Et aussitôt ma chronique sur ce livre écrite, je me suis dit « Tiens, au lieu de prendre un nouveau bouquin, tu devrais plutôt terminer le Goncourt que tu as quand même commencé il y a plus d’une semaine. » (Oui, je me tutoie dans l’intimité).

J’ai donc retrouvé le brave poilu Albert et son ami là où je les avais laissés, dans le désespoir de la recherche de morphine pour atténuer les douleurs des blessures béantes d’Edouard. Même quête que celle des junkies d’aujourd’hui qui font tout Paris pour acheter leur dope. J’ai retrouvé ce foutu capitaine présenté au début du roman et que l’auteur a su habilement nous faire détester. Il n’aura d’ailleurs de cesse de nous le faire détester pendant tout le livre. Et puis je suis rentré dans ce magnifique pavé avec la ferme intention de ne plus le lâcher cette fois. Et j’ai gagné mon pari.

L‘horreur a un nom. La souffrance aussi. Elle s’appelle Edouard Péricourt. S’il n’a été qu’une minuscule crotte de mouche à l’échelle de la guerre qu’il a traversée, la guerre a marqué sa vie à jamais. Défiguré, déshumanisé, détruit de l’intérieur comme de l’extérieur, il va combattre cette guerre après l’armistice, dans l’ombre, comme il est obligé de vivre. Pour tout le monde, il n’existe plus. Administrativement, il n’a plus d’existence propre. Alors pourquoi se priver ? Pourquoi ne pas jouer les hommes invisibles en tapant sur les deux nerfs de la guerre et de l’humain : l’argent et le chagrin. Le chagrin des familles, l’honneur des communes et l’argent de tout le monde. Ce putain de sentiment de culpabilité qui a fait ériger dans la France de 1920 des milliers de monuments aux morts comme autant de demandes de pardon devant ces milliers de jeunes hommes morts de l’entêtement et de l’honneur de leurs chefs.

L’horreur a un nom. Elle s’appelle Albert Maillard. Albert est un exemple. Ou presque. Bon soldat. A failli mourir pour la France. A failli seulement… Et à son retour, on lui fait bien remarquer… Les héros, c’est ceux qui sont morts… Alors pour retrouver une place dans la vie, c’est une autre paire de manches. Certes, il existe encore, lui, Albert Maillard, mais pendant qu’il se la coulait douce sur le front, la France a continué sans lui. Et maintenant qu’il est de retour, il s’aperçoit qu’on ne l’a pas attendu. Il est perdu Albert. Il pensait avoir tout bien fait, et il n’est pas récompensé, il n’est pas fêté comme il aurait aimé l’être. Alors, aux côtés de son ami, il va être la cheville ouvrière de la vengeance imaginée par Edouard.

Ne comptez pas sur moi pour vous raconter cette histoire par le menu. Sachez seulement que les deux soldats qui semblent être les salauds quand on lit la quatrième de couverture sont en fait les plus sympathiques. Qu’on se surprend à avoir de l’attention et de l’amitié pour eux. Qu’au détour d’une ligne ou d’un paragraphe, on se dit « Oh non, ils ne vont pas se faire prendre… ». Oui ce sont des salauds, mais de beaux salauds. Et que ceux qui sont censés représenter l’ordre, la justice et la droiture sont de bien pires salauds qu’Albert et Edouard. Henri et son beau-père sont des salauds professionnels. C’est leur boulot. De la trempe de nos politiques de tous bords (je dis bien de tous bords) qui jurent la main sur le cœur qu’ils sont aussi honnêtes que des moines, qui vont jusqu’à porter plainte contre X (comme si le dépôt de plainte était preuve d’innocence) alors qu’ils savent pertinemment qu’ils sont mouillés jusqu’au cou et que leurs détracteurs ont parfaitement raison. Albert et Edouard sont de petits salauds. De ceux qui, presque, sont chers à nos cœurs et nous ressemblent.

Une fois « Au revoir la haut » refermé, j’ai regardé sur ma table de nuit et j’ai retrouvé « Kinderzimmer », commencé également il y a quelque temps et non terminé (je me demande encore bien pourquoi…). Et j’ai retrouvé Mila à Ravensbrück. Là où elle était enfermée depuis plusieurs mois. Là où tout le monde l’avait laissée, abandonnée, y compris moi qui étais parti vers des lectures plus légères. Peut-être justement parce que le sort de Mila était tellement lourd et que j’avais du mal à le supporter au milieu de mon bonheur quotidien.

L’horreur a un nom. Elle s’appelle Mila. Non. Elle s’appelle Wera. Ou Georgette, ou Lisette, Brigitte, Adèle, Katrien, Sabine, Simone ou Teresa. Elle est française, allemande, belge, russe ou polonaise. Elle a des milliers de noms. Tous les noms de toutes ces femmes avec qui nous vivons au détour de chaque ligne. Valentine Goby nous les présente toutes, ces femmes, ces quarante mille femmes enfermées dans un camp polonais. Quarante mille femmes, vous imaginez ce que ça fait, ce que c’est ? C’est l’équivalent d’une ville comme Angoulême. Ou Arras. Ou Tarbes. Ou Mantes la Jolie. Les mots de l’écrivain sont crus. Ils sont durs. Durs comme la vie dans ce camp. J’ai lu beaucoup de livres sur les camps d’internement, mais je crois que c’est véritablement le premier où j’ai eu l’impression d’entrer, j’ose à peine l’écrire, dans l’intimité de ces camps. Un camp, un livre ou la merde s’appelle la merde, où l’urine s’appelle la pisse où l’horreur est aussi présente. On en est gêné d’être bien dans son canapé, d’être arrêté quelques jours pour un mal de dos.

Et si ce livre s’appelle Kinderzimmer, c’est forcément parce qu’il y a des enfants qui naissent, qui vivent et qui meurent. Et des femmes qui vivent avec l’amour de leur enfant, avec la volonté de les protéger, de leur donner une chance, une chance infime dans cet univers d’apocalypse. Vivre est déjà dur, mais donner la vie dans un monde de mort, c’est la quadrature du cercle, l’impossible dans l’inimaginable. Ils ont également un nom, ils ne sont pas anonymes. Ils s‘appellent James, Sacha, Léa, Pawel, Janek ou Anne-Marie. Nés comme ils ont pu. Morts en moins de trois mois.

Fin de livre également. Mila rentre chez elle. En France. A Paris. Et redevient Suzanne. « Ils disent qu’ils ont eu peur pour elle. Ou plus exactement, tu nous as fait peur. En fait, ils ont peur d’elle. Ce qu’elle a vu, entendu, ils ne veulent pas le voir, l’entendre. Ils disent nous aussi, on a eu faim, et froid. Elle sait que c’est elle qui doit revenir au monde, leur monde, reprendre la vie là où elle l’a laissée, là où ils la lui ont laissée. Comme avant, cirer la table. Comme avant, faire la cuisine. Comme avant, charger le poêle. Se lever à sept heures du matin et se rendre, comme avant, au magasin de musique. Comme avant, repriser les chaussettes. Redevenir Suzanne Langlois, renoncer à Mila. Se défaire de Ravensbrück…/… Elle sait qu’elle va porter Ravensbrück comme elle a porté son enfant : seule, et en secret. »

Mila, Albert, Edouard, Sacha-James. L’horreur a des noms. Peut-être un jour les nôtres si les conditions se trouvaient réunies. A l’heure où j’écris ces lignes, au-dessus de moi, passent les avions anglais, français, américains qui ont fait le déplacement pour venir célébrer le 70eme anniversaire du débarquement. Guerres terminées, armistices et traités de paix signés, victoire d’un côté, défaite de l’autre. Joie ou amertume. Mais que ce soit à une époque ou à une autre, que ce soit dans « Kinderzimmer » ou dans « Au revoir là-haut », des êtres cassés, ruinés, pulvérisés. Des vies sans joie, des vies brisées, des vies à l’ombre de ce que les gens ont vécu dans l’horreur. Des hommes et des femmes que la guerre terminée a rendus à la vie normale et qui ne savent pas quoi faire de cette nouvelle liberté. Les mêmes hommes et femmes. En France, en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, en Algérie, au Viet-Nam, aux Etats unis, au Canada, en Chine, au Japon, en Russie.

L’horreur n’a pas un nom. L’horreur a mille noms. L’horreur n’a pas de patrie. Elle est universelle, internationale. Quel que soit le pays, quelle que soit l’époque, l’horreur est la même. Pour toutes. Pour tous. Et ça, tous les « 6 juin » du monde n’y peuvent rien. Ce sont des dégâts collatéraux.

©JM Bassetti. 6 Juin 2014. Reproduction interdite sans l’accord de l’auteur.

 

  • Kinderzimmer de Valentine Goby (Actes Sud)
  • Au revoir là-haut de Pierre Lemaître (Albin Michel)
  • Un cadavre dans la bibliothèque de Agatha Christie (Editions du Masque)

 

 

Catégorie : Non classé | Commenter
29 mai 2014

Colleville

collevilleIls sont tous là,
Couchés là-bas.
Un beau matin
Du mois de Juin
Ils sont venus
Se sont perdus
Ils sont ici
En Normandie

Il y a Henry
De Georgie
Il y a Brendon
De Washington
Il y a Peter
De Rochester
Il y a Diego
De l’Ohio

Il y a des blancs
Tout comme Roland
Il y a des noirs
Tout comme Edgar
Des catholiques
Tout comme Eric
Des Musulmans
Tout comme Oman

Il y a des juifs
Tout comme Salif
Des protestants
Tout comme Armand
Quelques boudhistes
Des Hindouistes
Et des athées
Tout comme José

Ils sont bouchers
Ou épiciers
Ils sont dentistes
Ou bagagistes
Ils sont pasteurs
Ou balayeurs
Ils sont médecins
Ou sacristains.

Quand des amis
Viennent ici
Je les entraine
Je les emmène
Je les invite
A rendre visite
A nos copains
Américains

Neuf mille croix
De marbre blanc
Neuf mille croix
Placées en rangs
Neuf mille croix
Pour neuf mille corps
Neuf mille croix
Pour neuf mille morts.

Ils sont ici
En Normandie
Là tout en bas
C’est Omaha.
Dans le silence
De notre France
Ils dorment tranquille
Près de Colleville.

© JM Bassetti. Ver sur mer le 29 mai 2014

13 mars 2014

Bientôt dans les bacs

sarkozy-03Les éditions UMP-Elysée viennent de faire savoir par un communiqué à l’Agence France Presse que l’intégralité des enregistrements de Nicolas Sarkozy par Patrick Buisson sera bientôt disponible en coffret 12 CD édition de luxe.
Cette édition des fameux entretiens secrets de  l’Elysée sera en vente à la rentrée prochaine.
En attendant le plaisir de découvrir l’intégralité de l’oeuvre, le premier Single baptisé « Mouammar dans le placard » sera dans les bacs dès la semaine prochaine.
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont même fait comprendre à demi-mot qu’une version écrite sortira en même temps notamment pour les morceaux dans lesquels apparait l’ex-première dame. Le couple partira ensuite en tournée dans la plupart des FNAC de France pour dédicacer leur livre.
Tous les amateurs de bonnes histoires attendent avec impatience la sortie simultanée de ces deux futurs best-sellers.

1 mars 2014

On n’arrête pas le progrès.

harrysLe choses avancent, le progrès ne s’arrête jamais.
La société Harry’s vient de franchir un cap rarement atteint avec une audace sans pareille.
Depuis deux ans, le numéro un du pain de mie industriel tranché surfe sur la vague de l’alimentation facile avec le pain de mie Harry’s sans croute.
Et il faut avouer que c’est un succès que la société elle-même n’osait pas espérer.
Inutile de retirer la croute disgracieuse autour du pain.La mie et uniquement la mie !
Dans le grille-pain, c’est une merveille. Le petit déjeuner ou le croque-monsieur ont changé radicalement depuis cette invention à nulle autre pareille.
Et hier, alors que personne n’osait imaginer qu’une société oserait aller aussi loin, Harry’s vient de lancer sur le marché sa toute dernière production:
Le pain de mie sans croute et sans mie.
Finies les miettes dans le grille pain, les miettes à ramasser après le petit déjeuner.
Finies les éponges sales et pleines de miettes qui viennent se mettre dans le siphon de l’évier de la cuisine.
Désormais, le miel aura goût de miel, la confiture le goût de confiture et le beurre vous ravira avec son inimitable goût de beurre.
Savourez votre petit déjeuner, dégustez vos croque-monsieur ou vos sandwiches sans vous inquiéter des miettes.
Laissez les autres ingrédients fleurir vos papilles de leur vrai goût.
Avec le pain de mie Harry’s sans croute et sans mie, redécouvrez le vrai goût des autres aliments.

© Ver sur mer le 01/03/2014. JM Bassetti. Tous droits réservés.

L’image qui illustre cet article appartient à la société Harry’s.