octobre 23

Noé et Papitilo. La panne

Et revoilà Papitilo et son petit-fils Noé pour une cinquième aventure. Si vous avez des enfants, ou des petits enfants qui souhaitent faire un dessin pour illustrer ce texte, ou les autres histoires de Papitilo et Noé, vous pouvez me faire parvenir leurs dessins.

Bonne lecture.


Toc Toc Toc…

Papitilo entre dans la maison.

«  Coucou, c’est moi, annonce-t-il en refermant la porte.

– Entre, papa, entre, je suis dans la cuisine !

– Moi aussi, crie Noé, je finis mon petit déjeuner !

Papitilo retire ses chaussures et les range près du paillasson. En chaussettes, il avance dans la maison, un panier à la main. Sur le dessus du panier, il y a un torchon à carreaux rouge et blanc.

Papitilo embrasse sa fille sur les deux joues et s’approche de Noé.

– Qu’est-ce qu’il y a dans ton panier, Papitilo ? demande Noé…

– Ouh la, c’est pour ce midi, pour le dessert, mais fais-moi un petit bisou d’abord, on verra ça après.

Noé pose sa cuiller sur la table, essuie son bec avec sa serviette et saute au cou de son grand-père.

– Bonjour Grand-père. Aujourd’hui c’est mercredi, je ne vais pas à l’école.

– Je sais bien répond Papitilo, c’est pour ça que je suis venu manger avec vous ce midi.

– A propos, papa, dit la maman de Noé, il me manque quelques bricoles pour ce midi, et il faudrait acheter des chaussons à ce monsieur. Il a encore grandi et ceux-là sont trop petits maintenant. Tu veux bien y aller ? J’ai des tonnes de choses à faire pour le boulot !

– Pas de soucis, on va y aller entre hommes, répond Papitilo en faisant un clin d’œil à son petit-fils.

– Tu n’as qu’à prendre ma voiture, il y a le siège auto pour Noé.

– Bien madame. On va faire comme ça !

– Oui, mon capitaine, répond Noé. A vos ordres, Madame !

– Allez zou, Moussaillon, dit maman. On monte t’habiller ! Papa, fais-toi un café en attendant, on redescend vite !

– Chic, dit Noé en montant l’escalier, je vais aller en voiture avec Papitilo…

Un petit quart d’heure plus tard, tout le monde est prêt. Noé est à l’arrière de la voiture de maman, bien attaché dans son siège enfant et Papitilo se met au volant.

– Tu te souviens bien de tout ? demande maman à Papitilo.

– Oui, bien sûr, un pot de crème, de la salade, des lardons, du jambon et….

– Des chaussons pour Noé, crie le petit garçon en rigolant !!!

– C’est parti, on y va !!

Papitilo tourne la clé et démarre la voiture. Noé agite le bras pour faire coucou à maman qui est restée devant la maison.

– J’aime bien quand c’est toi qui conduis la voiture, dit Noé en rigolant.

– Et moi j’aime bien la voiture de maman, ça me change de mon tacot.

– C’est quoi un tacot, Papitilo ?

– C’est une vieille voiture un peu déglinguée… comme moi !!!

Et les deux complices rigolent très fort. Papitilo regarde Noé dans le rétroviseur et lui fait des grimaces. Le petit garçon répond par d’autres grimaces.

Soudain, la voiture fait un petit bond bizarre. Papitilo arrête de faire le clown. Et la voiture recommence.

– Qu’est-ce qu’il se passe Grand-père ? Pourquoi est-ce que tu secoues la voiture comme ça ?

– Je ne sais pas, c’est bizarre, répond Papitilo.

– C’est pour me faire rigoler ?

– Non, non mon bonhomme. Là, ce n’est pas moi.

Et la voiture recommence. Elle saute, elle fait des bonds. Le moteur a le hoquet. Là, Papitilo ne rigole plus du tout. Et Noé non plus.

– Arrête grand-père s’il te plait ! Arrête de sauter comme ça, c’est pas drôle !

– Mais je t’assure Noé, je te promets que ce n’est pas moi ! On va s’arrêter.

Papitilo met son clignotant et arrête la voiture le long de la route. Heureusement que dans la campagne, il y a de la place et qu’on peut se ranger facilement.

Et là, le moteur s’arrête complètement. Pouf… Un peu de fumée blanche sort du capot. Le silence étonne Noé et son grand-père. Plus un bruit. Il se passe un moment avant que Papitilo ne recommence à parler.

– On va sortir de la voiture, Noé. Il ne faut pas rester là.

– Tu sais réparer les voitures, toi, Papitilo ?

Papitilo rigole.

– Oh non ! Je ne sais même pas ce qu’il y a dans un moteur. Allez viens on descend ! On va se mettre en sécurité.

– Faut prendre les gilets jaunes Grand-Père ! Dans la porte, là !!

– Super, tu sais tout ! Tu es vraiment un grand garçon. Allez viens, on va s’asseoir dans le champ là.

Papitilo appuie sur un bouton pour mettre en marche les feux de détresse puis va détacher son petit-fils et l’aider à descendre de la voiture et à enfiler le fameux gilet jaune.

Assis dans l’herbe, Noé appuyé contre lui, Papitilo sort son téléphone.

– Tu appelles qui, Papitilo ? demande Noé.

– J’appelle maman. Elle va savoir quoi faire !

– Mais elle ne sait pas réparer les voitures maman !

– Non, répond Papitilo, mais elle saura téléphoner au garage.

Et Papitilo fait un gros bisou à son petit-fils.

– Si papa était là, il viendrait nous sauver avec sa voiture.

– Peut-être, mais papa travaille et il ne peut pas venir. Il est trop loin. Et puis je crois qu’il ne sait pas non plus très bien réparer les moteurs. Maman va nous aider, c’est sûr !

Papitilo se lève et marche dans le champ tout en racontant à sa fille ce qui se passe. Noé le suit et essaie de comprendre ce qui se dit.

– Ne t’inquiète pas, di Papitilo au téléphone, Noé est très sage, il ne pleure pas. C’est un grand garçon.

Papitilo remet le téléphone dans sa poche.

– Elle va appeler Monsieur Lebas, le garagiste, il va venir avec la dépanneuse.

Papitilo a à peine fini sa phrase que son téléphone sonne. C’est un message. Il le lit rapidement.

– C’est bon, il est déjà parti, il sera là dans cinq minutes. On a de la chance d’être tout près.

– On va voir une dépanneuse ? demande Noé. Avec le crochet derrière ?

– Oui, je crois bien !

– Trop bien. Ca va être tip top !

Impatient, Noé saute à côté de Papitilo. En même temps, il guette sur la route l’arrivée de la dépanneuse. Soudain, il pousse un cri !

– Le gyrophare, le gyrophare !!

Noé a raison. Au loin, sur la route, on peut apercevoir la lumière orange clignotante du gyrophare de Monsieur Lebas.

Le garagiste accroche la voiture de maman après avoir discuté avec Papitilo.

– Allez hop, dit-il à Noé en lui donnant une petite tape sur les fesses pour l’aide à monter, grimpe là-dedans, il y a trois places à l’avant.

– Mais attache-toi bien, ajoute Papitilo en s’asseyant à côté de son petit-fils.

Noé est ravi. Il regarde les champs alentours et la route du haut de la dépanneuse de Monsieur Lebas.

– Grand-Père, dit-il en tirant la manche de Papitilo.

– Oui, quoi ?

– La prochaine fois qu’on ira faire des courses, on tombera encore en panne ? C’est trop rigolo !! »

 

 

 

janvier 15

Bon anniversaire Noé !

Envoie-moi ton dessin !

Aujourd’hui, c’est un grand jour pour Noé….. Un jour comme il n’en arrive qu’un par an, comme le passage du Père Noël ou des cloches de Pâques. C’est son anniversaire !!!! Un an de plus que l’an dernier, ça compte !

Pour lui faire plaisir, papa et maman ont invité tout le monde à manger ce midi. Papou et Mamou, Papitilo et Mamina évidemment, mais aussi Tonton Bidou et sa copine. Elle s’appelle Louna mais tout le monde l’appelle Loulou. Et tonton Bidou, on l’appelle comme ça parce que quand il était petit, à la fin des repas, il se grattait le ventre en disant « j’en ai plein mon Bidou ».

Pour son anniversaire, maman a demandé à Noé ce qu’il voulait manger. Il a répondu qu’il adorait le poulet. Alors, ce sera poulet frites ! Le dessert, c’est Papitilo qui s’en charge. Il aime bien faire les gâteaux, surtout pour l’anniversaire de Noé.

Noé aide maman à mettre le couvert.

« Je me trompe toujours maman, la fourchette, c’est quel chausson ?
– Du côté de ton chausson bleu, répond maman.
– D’accord. Et le couteau du côté rouge ?
– Voilà, c’est ça !

Il faut vous dire que Noé a un chausson bleu et un chausson rouge. Le bleu à gauche et le rouge à droite. Comme ça, il arrive à se retrouver les deux côtés qu’il a un peu de mal à retenir. Sauf quand il est pieds nus !!!

Noé est un peu impatient. Il a bien vu tout le monde arriver avec des paniers d’où dépassaient des papiers colorés et des nœuds de couleur. Maman lui a dit qu’on lui donnerait ses cadeaux au dessert.

Alors, même si le poulet est bon, même si les frites sont croustillantes, Noé attend le dessert.

Mystérieusement, tout le monde disparait d’un seul coup. Il ne reste que Bidou, Loulou papa et Noé à table. Tous les autres sont partis dans la cuisine et maman a fermé la porte.

– Qu’est-ce qu’ils font tous dans la cuisine ? demande Noé.
– Je ne sais pas, répond Bidou, peut-être la vaisselle…
– Tu sais, reprend Loulou, le poulet et les frites ça fait beaucoup de plats à laver !

Soudain, papa se lève et va fermer les volets.

– Pourquoi tu fermes papa ? Il fait pas nuit…

Papa n’a pas le temps de répondre que la porte de la cuisine s’ouvre en grand. Papitilo porte le gâteau avec maman. C’est un gros gâteau au chocolat avec de la crème blanche et quatre bougies qui brillent. Papou et Mamou suivent derrière et Mamina prend des photos en marchant. Tout le monde chante :

« Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, Noé… Joyeux anniversaire ! »

Noé n’a encore jamais vu ça. Il a les yeux qui brillent. Il regarde les bougies et les compte tout fort…
– Une, deux, trois, quatre !!
– Allez, souffle, lui dit maman !!!

Noé prend une grande respiration et souffle toutes les bougies d’un coup.

Tout le monde applaudit, et soudain, voilà plein de cadeaux qui arrivent sur la table. Noé ne sait plus où regarder !

Il s’apprête à ouvrir le premier quand Papitilo l’attrape sous les épaules.
Il le soulève et arrête son geste devant son visage. Il lui pose deux gros bisous sur chacune de ses joues.

– Bon anniversaire mon grand. Tu pousses bien comme une arbre, beau comme une fleur et droit comme un chêne. Tu es mon petit-fils à moi !!!

Noé passe les bras autour du cou de Papitilo.
– Bon anniversaire aussi, Papitilo ; dit-il en riant !
– Mais ce n’est pas mon anniversaire à moi, dit Grand-Père.
– C’est pas grave, j’t’aime tout fort quand même ! »

Tout le monde éclate de rire ! Allez, on laisse Noé ouvrir ses cadeaux et manger son gâteau.

Bon anniversaire Noé !

Si vous voulez remplacer le dessin par un autre dessin, pensez à me l’envoyer !!

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décembre 24

C’est Noël chez Papitilo

« Dis, Papitilo, le Père Noël il doit passer à quelle heure ?
– Il passe à minuit d’habitude, il attend que les petits enfants s’endorment.
– Comment il fait pour savoir quand ils dorment ?
Noé est inquiet. Depuis quelques jours, il a des doutes, des hésitations, des craintes, des peurs. Jusqu’à maintenant, le Père Noël, ce n’était qu’un nom, une idée. Mais plus le jour de Noël approche et plus Noé se pose des questions.
– Alors, comment il sait ?
– Je te l’ai déjà dit. Le Père Noël voit tout, sait tout. On ne peut rien lui cacher.
– Et quand on a fait une bêtise ?
– Il le sait aussi, bien sûr !
– Alors, est-ce qu’il sait que c’est moi qui ai fini le croissant que Mamina avait posé sur la table hier ?
– Evidemment. Mais le Père Noël se fâche seulement quand on cache les bêtises qu’on a faites.
Noé regarde ses chaussons. Il tortille ses doigts. Il est un petit peu rouge.
– Alors pour moi, il va se fâcher à cause du croissant ?
– Non, pourquoi veux-tu qu’il se fâche ?
– Parce que je l’ai caché !
– Mais non, tu ne l’as pas caché.
– Si, je l’ai caché, je ne l’ai pas dit.
– Mais tu viens de me le dire, Noé chéri…
– Oui, mais pas au Père Noël.
– Pas grave, il t’a entendu. Alors, il passera pour toi, parce que tu es un petit garçon très sage…
– Tu es sûr ?
– Evidemment. D’ailleurs, il m’a dit qu’il passerait chez nous cette nuit.
– Et est-ce qu’il passe pour les Papitilo et les Mamina ?
– Normalement oui, si on a été sages.
– Moi, je dis que tu es le plus sage et le plus gentils des Papitilos. Et Mamina la plus belle et la plus adorable des Maminas…
Papitilo prend Noé dans ses bras et l’embrasse sur les deux joues.
– Allez, va vite te préparer. Mamina a fait couler ton bain. Il faut que tu sentes bon pour quand papa et maman vont arriver.
– Ils arrivent à quelle heure ?
– Ils ont dit huit heures. Et c’est maman qui apporte le dessert.
– Et demain matin alors ?
– On ouvrira les paquets du Père Noël tous ensemble sous le sapin. Et après, tu repartiras chez toi. Les vacances chez nous sont terminées.
– Déjà ?
– Oui. Papou et Mamou t’attendent. Ils ont envie de te voir aussi… Allez, file vite au bain.
Noé part en courant. Au bas de l’escalier, il s’arrête soudain et se retourne.
– Papitilo ?
– Oui, mon bonhomme ?
– J’t’aime très beaucoup fort.
– Moi aussi mon grand… Tu veux que je te dise un secret ?
– Oui.
– Noël avec toi, c’est le plus beau des cadeaux… »
Joyeux Noël à tous les Noé, à tous les Papitilo et toutes les Mamina…