26 janvier 2015

Après la pluie

charlieAprès la pluie
La grande pluie
Mon frère Charlot, le grand Chaplin
Rentre chez nous. Il dégouline.
Je cours, je nage
Dans son sillage
Serviette en main
Et gant de crin.
Lui, il frissonne
Moi, je frictionne.
Marie m’exhorte
Devant la porte
« Allez, fais vite,
Toi, la petite…
Que fais-tu donc
Tu es bien longue..
– Il est mouillé,
Il est trempé,
Alors, Marie…
J’essuie Charlie ! »

JMB. Janvier 2015. Reproduction interdite sans accord de l’auteur.

 

5 novembre 2014

Adieu dame blanche

dame blancheJe t’avais protégée,

Guettée, veillée, surveillée,

Chaque fois que je bougeais,

Ne serait-ce que d’un pas

Je vérifiais que tu ne risquais rien

Que tu n’étais pas en danger,

Que personne ne cherchait

A t’enlever de moi.

 

Jalousement, je te surveillais

Je ne laissais personne, grand ou petit

Te convoiter, s’approcher, te regarder

Imaginer te saisir, t’enlever,

T’arracher à mon attachement

Te prendre, t’arracher à ma vue

T’emmener vivre ailleurs

Loin de moi, de mes yeux.

 

Et puis, un moment d’inattention

Une cigarette allumée,

Deux trois mots m’ont troublé

Et je ne l’ai pas vu.

Il était là, caché, à l’affût,

Se faisant oublier,

Attendant le moment

Pour commettre son crime.

 

Un cavalier bougé, une tour déplacée

Et il est apparu, dévoilant son vrai jour,

Me montrant son dessein :

T’arracher à mes soins.

Tu as vu à mes yeux

Que je n’y pouvais rien

Que malgré mes efforts

Tout allait s’écrouler.

 

Adieu ma belle dame,

Je t’aimais, dame blanche

C’est un fou qui t’a prise

Un fou noir traitre et fourbe

Il a su profiter de ma légèreté

Pour t’éloigner de moi

Et ruiner mes espoirs

De mater le roi noir.

© JM Bassetti. A Ver sur mer, le 5 Novembre 2014. Reproduction interdite sans accord de l’auteur.

 

Atelier d’écriture sur le site Ipgination

Les départs, les fins ont toujours été un moyen d’écrire de jolis poèmes, de jolis moments pour raconter une histoire révolue, un amour déçu ou même une vieille demeure abandonnée.

Et si sous forme de poème, vous racontiez vos plus grandes déceptions, douleurs, amertumes.

 Un poème classique ou en vers libre, racontez nous votre plus grande déception en nous faisant partager vos émotions !

 

 

 

 

15 août 2014

Lumière de nuit

Lumière furtive
Lumière bleue, électrique,
Tu es là, vive,
Endormie, onirique,

Vision rapide
Je te vois dans la nuit
Ton dos tes mains
La courbe de tes reins

Voleur d’image
J’enregistre ton visage
Joli voyage
Sur ton beau paysage

Et puis soudain
Le téléphone s’éteint
Ton corps s’enfuit
Avalé par la nuit

Lumière noire
Gravée dans ma mémoire
Je te sens je te vois
Tout au bout de mes doigts.

JMB Saint Hilaire de Riez le 14 août 2014. Reproduction interdite sans accord de l’auteur.

 

 

 

8 août 2014

A l’école

Elle s’en va à l’école
Des cahiers, de la colle,
Une classe, un abri,
Pas de haine, pas de bruit.
Oasis de douceur
Une maîtresse au grand cœur
A l’école on est bien
Là, on ne risque rien.
On est bien à l’école
On s’amuse, on rigole,
Les bombes n’existent pas

Sauf ici,
A Gaza.

Ver sur mer le 7 aout 2014. © JM Bassetti. Reproduction interdite sans accord de l’auteur.

13 juin 2014

Mes dix doigts sur ta peau

Mes dix doigts sur ta peaueveil
Le matin au réveil

J’aperçois sa pâleur
Dans un demi-sommeil

Je goûte à sa douceur
A nulle autre pareille

Je ressens sa tiédeur
Comme un tendre soleil

Je perçois son odeur
De fraise et de groseille

Et je perçois ton coeur
En posant mon oreille

Mes dix doigts sur ta peau
Le matin au réveil

Mes dix doigts sur ta peau
Et mes cinq sens s’éveillent

© JM Bassetti Ver sur mer le Vendredi 13 Juin 2013. Reproduction interdite sans l’accord de l’auteur.