mai 24

C’était un dimanche.

Une nouvelle photo de Philippe Lutz pour illustrer mon texte d’aujourd’hui.
N’hésitez pas à visiter son site.

orage

C’était un dimanche, je m’en souviens parfaitement.
Le temps était à l’orage depuis une bonne semaine déjà.
La lumière était sauvage.
Il faisait chaud, très chaud, trop chaud.
On sentait bien que ça allait éclater, que ça allait se gâter.
Sans tarder.
Mes parents avaient décidé de faire une longue promenade dans les vignes près de chez nous. Une sorte d’inspection générale plutôt. Papa voulait vérifier si la date qu’il avait prévue pour les vendanges était la bonne, s’il ne s’était pas trompé, s’il avait toujours le nez.
La récolte promettait d’être bonne. Excellente même.
Les cuves étaient prêtes, lavés, rincées.
Tout était prêt, même les hommes.
Le soleil était bon, les grains déjà bien formés.

Pourvu que l’orage à venir ne vienne pas tout gâter.

C’était un dimanche, je m’en souviens parfaitement.
Le dernier dimanche calme avant que l’orage n’éclate et ne détruise tout sur son passage.
Avant qu’il ne laisse derrière lui que misère et destruction.
C’était un dimanche.
Le 2 août 1914.

1000 caractères. Oui oui…

 

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Ecrit 24 mai 2016 par Amor-Fati dans la catégorie "1000", "Atelier d'écriture", "Philippe Lutz

1 COMMENTS :

  1. By claudine Lafontaine on

    Merci c’est très beau – à lire à Verdun plutôt que chanter

    Répondre

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