Entre deux vitres
La semaine dernière, j’ai décidé d’aller passer quelques jours de vacances au CHU de Caen, histoire de me changer un peu de mon quotidien de retraité.
J’ai été parfaitement accueilli, d’abord dans un petit cabinet un peu agité au rez-de-chaussée, du moins je crois, et ensuite dans une coquette chambrette beaucoup plus calme, sise au seizième étage du bâtiment.
Un personnel impeccable, aux petits soins, répondant à toutes mes demandes et réalisant même des choses que je n’avais pas demandées, genre prises de sang deux fois par jour, piqûres en tous genres, et je vous en passe.
Le tout entouré de l’amour de ma petite femme qui veillait sur moi de tout son cœur. Et c’était là le meilleur remède.
J’ai pu ainsi bénéficier des dernières trouvailles technologiques de la médecine : scanners, IRM, échographies cardiaques, etc…
Mais dans la chambre où je logeais (202), il y avait deux fenêtres, toutes deux pourvues des stores vénitiens que vous pouvez admirer sur la photo.
Tous les deux dans le même état. Impossible de les descendre ou de les monter.
Et là, je me suis interrogé. Comment, dans un univers de technologie comme le CHU de Caen, peut-on inventer des stores vénitiens coincés entre deux vitres d’une fenêtre qu’on ne peut pas ouvrir ?
Quel esprit malin a pu inventer une telle ineptie ?
Evidemment, le jour entrait dans ma chambre, puisqu’il était impossible de descendre les volets. Interrogée, une infirmière m’a répondu qu’elle travaillait là depuis des années et qu’elle les avait toujours connus dans cet état !
A l’heure où on parle de construire un nouveau CHU pour remplacer celui-ci, j’appelle toutes les bonnes volontés à inventer un système qui permettrait de faire l’obscurité dans une chambre, et ce, chaque jour que Dieu fait, sans exception.
En attendant, même si j’ai été bien reçu, je ne mettrai pas 5 étoiles dans le Trip Advisor des CHU.
Et j’ai décidé, à titre de représailles, de ne plus retourner à l’hôpital avant plusieurs années.
Ou alors, faudra m’y amener de force.
Comme on l’a fait la semaine dernière.
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One Comment
Nath
Pas rassurant ton récit, sachant que j’y suis moi-même conviée au mois de décembre !
J’aurai peut-être une chambre sans fenêtre