Je promets
« Je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, et de t’aimer tous les jours de ma vie ».
Les mariés étaient joyeux. Ils avaient répété ce serment devant leurs familles tout sourire. C’est que le vin d’honneur les attendait. Les petits fours et les flûtes de champagne en souriant en en racontant des bêtises.
Ils avaient tout préparé depuis des mois.
La journée avait été belle.
Puis la vie avait repris son cours après les agapes de la fête. Jour après jour ils avaient assumé une partie de ce serment, répété à la va-vite devant Monsieur le Maire et devant leurs familles.
Ils étaient fidèles l’un à l’autre. C’était certain et évident. Leur bonheur leur suffisait. Inutile d’aller chercher ailleurs ce qu’ils avaient sous la main.
Et puis un jour, sans prévenir, la maladie était arrivée. Comme ça, d’une minute à l’autre, comme quelqu’un qui se pointe chez toi sans un coup de fil, sans un texto.
Lui, terrassé par un mal inattendu, était à portée de la grande faucheuse qui viendra tous nous chercher un jour.
Et elle, calmement, sans bruit, avait décidé que ce n’était pas le jour. Elle était restée à son chevet, l’avait observé, soigné comme elle pouvait, comme son cœur la guidait. Elle avait appelé, s’était faite conseiller, avait appliqué ce qu’on lui avait dit au téléphone.
Puis, voyant qu’elle ne pouvait pas en faire plus, avait contacté le SAMU pour qu’il soit pris en charge.
Elle avait eu les bons gestes, pris les bonnes décisions au moment critique, puis l’avait accompagné dans les soins quotidiens et dans la convalescence.
Et un jour, tous deux, en sirotant un thé, nous nous sommes souvenus de cette promesse que nous nous étions faite en souriant.
Tu avais assuré. Tu m’avais sauvé.
Ce serment, ce n’était pas du vent. Même répété sans réfléchir, il était bien imprégné dans le plus profonde de nos êtres.
Merci mon Amour, d’avoir été là.
Juste trois semaines après nos dix ans de mariage.
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One Comment
Nathalie
Ce texte, Pascal aurait pu l’écrire