septembre 1

Kervenec

kervenecJe n’avais que six ans quand un jour mes parents
M’ont présenté à toi un jeudi de printemps.
Je t’ai vue devant moi, devant mes yeux d’enfants
Et l’amour est venu, presque instantanément.

Je t’ai connue enfant, je t’ai connue ado
Je suis venu te voir, déposant de mon dos
Les tracas, les ennuis, les pleurs et tous les maux
Que porte dans sa vie un homme, pas un héros.

 

Tu as connu mes pleurs, tu as connu mes rires
Tu m’accueillais toujours avec tant de plaisir
Tu transformais mes larmes, redonnant le sourire
A celui qui venait plein de peines, de délires.

Je suis venu souvent quand la vie était dure
Je me revigorais à l’ombre de tes murs
Lorsque je repartais j’avais meilleure allure
Deux trois jours près de toi effaçaient mes blessures.

Après cinquante années, toujours la même joie
De te voir, te sentir, de vivre près de toi.
Je t’aime encore, vois-tu, telle la première fois
Où je t’ai aperçue. Tu mourras après moi.

Le jour où je t’ai vue, et ce n’est pas hier,
Tout de suite j’ai saisi ta force et ta manière
De me lier à toi, à tes murs et j’espère
Te voir encore longtemps, ma belle maison de pierre.

© JM Bassetti 01/09/2013. Tous droits réservés.

© Amor-Fati 1 septembre 2013 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr


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Ecrit 1 septembre 2013 par Amor-Fati dans la catégorie "Poème

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