octobre 5

Les canons de la Convention

Texte d’une affiche placardée sur les murs de Paris.

Citoyens,

Encore une fois, la République a prouvé sa force et sa détermination.
Encore une fois, nous avons su montrer que le peuple était attaché à la République et refusait le retour du Tyran et de ceux qui lui sont encore fidèles.

Encore une fois, les ennemis de la Nation ont été bousculés et forcés à reculer.
Encore une fois, les traitres à la Nation ont été arrêtés. Ils seront justement jugés et impitoyablement guillotinés.
Encore une fois, l’Armée, la grande Armée de la Nation Républicaine a apporté son soutien et son aide à la répression de cette tentative de coup d’Etat royaliste.
Encore une fois, nous avons montré de la fermeté, encore de la fermeté. Que ceux qui souhaiteraient encore s’opposer à la République soient conscients des dangers auxquels ils s’exposent désormais.
Le Général de Brigade Bonaparte, tué lors de l’assaut, a su se montrer digne du rang de commandant adjoint de la Garde de Paris que je lui avais donné ce matin même. Il a su offrir sa vie pour défendre l’idéal républicain qui lui était si cher.
Le peuple de Paris lui rendra demain l’hommage qui lui est du en l’accompagnant aux Invalides où son corps reposera désormais.Que vive la République,
Que vive la France,
Que vive la République Française.

Signé : Paul Barras, commandant en chef de la place de Paris, le 13 Vendémiaire an IV.

(le 5 octobre 1795, Paul Barras charge le général Bonaparte de commander la garde de Paris lors de la répression de la tentative de coup d’Etat. Bonaparte ordonne à Murat de récupérer 40 canons. Ces canons, placés aux extrémités de toutes les rues qui conduisent à la Convention, ont craché la mitraille pendant plus de 45 minutes, faisant plus de 300 morts dans les rangs des insurgés. A la suite de cette « victoire », Bonaparte fut surnommé le « général Vendémiaire ».)

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Ecrit 5 octobre 2012 par Amor-Fati dans la catégorie "Fiction", "Histoire réécrite", "Uchronie

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