janvier 29

M…

cambronne

Ce gros mot, dites-moi, l’a-t-il bien dit ou pas ?

D’aucuns disent que oui, certains pensent que non,

On ne saura jamais si Pierre le prononça.

 

Au milieu de ses hommes dans le dernier carré

Il était entouré, cerné par les canons

Et l’Anglais était là, partout, de tous côtés.

 

Il ne savait que faire. Pressentant son trépas

Il déclara bien haut à la perfide Albion

« La vieille garde meurt mais elle ne se rend pas. »

 

Le général Colville, commandant l’ennemi

Sachant que la victoire était à l’horizon

Ordonna à ses hommes de pointer leurs fusils.

 

Il pensait que cette fois, l’attaque serait la bonne

Qu’enfin à Waterloo plierait Napoléon

Mais c’était sans compter sur ce sacré Cambronne.

 

– Rendez-vous lui dit-il. – Que l’on gagne ou qu’on perde

Répondit un français, là n’est pas la question !

Mais nous rendre aux anglais, non ! Plutôt mourir. Merde !

 

Est-ce lui qui l’a dit ou est-ce un grenadier ?

On ne saura jamais si c’est Cambronne ou non

Mais c’est au général  qu’il fut attribué.

 

Vingt-sept années plus tard, quand Dieu le rappela

Il était dans son lit, à Nantes, loin des canons

Et il n’avoua jamais s’il l’avait dit ou pas.

 

(Pierre Jacques Etienne Cambronne, général d’Empire  est mort le 29 Janvier 1842 à Nantes.)

© JM Bassetti 29/01/2013. Tous droits réservés.

 

 

 

 

 

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Ecrit 29 janvier 2013 par Amor-Fati dans la catégorie "Histoire réécrite", "Hommage", "Poème

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