juin 13

O tempora O mores

Depuis deux semaines, j’ai séché l’atelier de Leiloona… Emploi du temps bondé, jardin à mettre en place, chat immobile à vendre ou à proposer. Et si les jours allongent, ils n’ont toujours que vingt-quatre heures ! Aujourd’hui, je m’y suis remis. Je vous propose de venir me rejoindre dans les collines avec mes parents et mon frère.
Tous les textes de l’atelier sont à lire en suivant ce lien. Allez les lire, il y en a des sympas !

tempora

Et voilà où tout cela nous mène !
Il y a bien des années, Paul, Augustine, papa et moi, nous faisions le grand tour pour rejoindre nos chères collines. Nous nous contentions alors de peu de bagages. Juste le nécessaire pour tenir la journée. Et bien souvent nous rentrions sans même avoir changé de linge.
Quel bonheur  de courir avec Lili, d’aller chasser la bartavelle avec Oncle Jules, de déguster les tartes succulentes de maman.
Et puis Bouzigue a changé notre vie. Grâce à lui et à sa clé magique, nous avons pu couper par les châteaux, raccourcir notre route et allonger nos séjours à la campagne.
Papa savait bien que ce n’était pas tout à fait légal, mais il s’en accommodait bien. Et petit à petit, nos bagages se sont alourdis. Moins de chemin, moins de fatigue, comme disait papa. Et puis Lili nous attendait et nous aidait à porter.
Deux bras de plus, ce n’était pas rien, peuchère !
Maintenant, papa est en retraite. Et il a une nouvelle compagne.
Ils partent pour la semaine.
En voiture.
Alors, il n’y a plus de limites pour les bagages.
Samedi, Joseph participe à « L’open des collines », un tournoi de golf international.
Moi je préférais courir avec Lili et embrasser Isabelle.
O tempora ! O mores !

1000 caractères évidemment !!!

 

© Amor-Fati 13 juin 2016 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr


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Ecrit 13 juin 2016 par Amor-Fati dans la catégorie "1000", "Atelier d'écriture

4 COMMENTS :

  1. By Anne-Véronique on

    J’entends l’accent et les cigales ! Le soleil me chauffe les épaules et le cou. Moi aussi j’irais bien courir avec Lili ! 🙂 Merci à toi pour ce si joli texte

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  2. By claudine Lafontaine on

    Merci pour ce joli texte – malheureusement c’est toujours plus et toujours plus vite – moi je me souviens de mes galoches, de Bénoni qui me prenait par la main et m’emmenait regarder un essaim dans le tronc d’arbre ….. plus tard on y revint pour voler leur miel – et puis aussi le percheron sur lequel on me montait et retour au pré après une journée de travail …

    Triste, ils ne connaitront tout ça les jeunes devant leurs tablettes ….

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  3. By Benedicte D. on

    Je sens vibrer et battre le cœur du texte mais je ne visualise pas les détails géographiques !!!!….Je perçois le telescopage temporel mais je n’ai pas tout compris….Tant pis c’était sympa quand même…

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