février 3

Tu es mon arbre.

Elle lui disait : Tu es mon arbre.chene
Jamais on ne lui avait dit
Quelque chose d’aussi gentil.
A lui.

Il demandait : quel genre d’arbre ?
Elle répondait : un chêne, un beau.
Il répliquait : un chêne, c’est gros.
Elle assurait : un chêne c’est haut.
Il demandait : un chêne ? Pourquoi ?
Elle répondait : un chêne c’est droit.
Ça a la tête dans les nuages, mais
Ça a les pieds sur terre,
C’est large, c’est fort.
On se sent à l’abri
Il protège du soleil, de la pluie
On s’y abrite,
On y habite.

 

Et lui, quand elle lui disait ça
Tu es mon Arbre,
Il fondait, il souriait,
Il se sentait
Un petit arbrisseau
Comme un frêle platane
Au-dessus d’un ruisseau.
Il se voyait petit oiseau
Sur une ronce ou un roseau.
Alors il la prenait dans ses branches
Posait ses mains sur ses hanches,
Et il se sentait fort.
Dans ces moments, il était
Doux comme un chêne
Tendre comme un chêne
Léger comme un chêne.

 

Elle lui disait : Tu es mon arbre.
Jamais on ne lui avait dit
Quelque chose d’aussi gentil.
A lui.

 

A Ninon….

© JM Bassetti. Le 3 février 2015. Reproduction interdite sans l’accord de l’auteur.

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Ecrit 3 février 2015 par Amor-Fati dans la catégorie "Au fil des jours", "Ninon", "Poème

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