Mea Culpa

On m’avait bien parlé du réchauffement climatique. Je l’avais lu dans les journaux, j’avais vu des reportages à la télé, tous plus anxiogènes les uns que les autres, mais je ne pensais pas que ça pouvait me toucher personnellement et de façon si brutale.
« C’est pour les gogos, histoire de nous faire peur et de nous obliger à prendre de nouvelles habitudes qui favoriseront certains grands groupes industriels, toujours les mêmes. »
Voilà ce que je pensais….. jusqu’à ce matin..
Je vous raconte.
Hier soir, j’ai reçu quelques amis pour un barbecue informel dans le jardin. La journée avait été belle, ensoleillée et la terminer avec une bière fraîche ou (et) un verre de rosé (avec modération) et une côte de bœuf cuite à la braise me paraissait une option plus qu’intéressante.
Nous étions six : ma compagne, sa fille et trois collègues de bureau qui sont devenus des amis. Dont Nicolas, un écologiste convaincu, végétarien, mais qui accepte quand même de partager ses soirées avec ses amis mangeurs de viande, du moment qu’il trouve de quoi se nourrir selon son mode d‘alimentation. Un esprit ouvert.
Et au moment de servir la côte de bœuf, la discussion s’est mise à tourner autour du bien-être animal, de cette habitude de manger de la viande, de la quantité d’eau pompée à la planète pour que je puisse avoir le plaisir de manger ce morceau de bidoche.
Un peu par provocation, j’ai pris le parti inverse, j’ai joué l’avocat du diable, tout en ayant au fond de moi la conviction que Nicolas avait peut-être un peu raison, mais juste un peu… Je suis aussi un esprit ouvert.
Nous ne nous sommes pas fâchés, nous sommes passés à autre chose sans nous prendre le tête parce que notre amitié est plus forte que ces discussions partisanes sur lesquelles chacun reste sur ses positions.
Et en partant, vers 23h30, Nicolas me dit :
« On a passé une bonne soirée. Merci. Par contre, méfie-toi. Un de ces jours, à vivre comme tu vis, la réalité va te tomber sur le coin du nez. Il ne faudra pas te plaindre ! »
Je l’ai pris dans mes bras, en lui disant « Mais oui, mais oui » tout en rigolant.
Et puis ce matin, en ouvrant mes volets, voilà comment j’ai vu la maison du voisin.
Un 15 juin !
Y a-t-il un rapport entre ce que j’ai sous les yeux et la côte de bœuf d’hier soir ?
Et si c’était de ma faute ?
Promis, ce soir je mange de la salade !
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One Comment
Gilles
Finalement, la côte était trop petite, la neige n’a pas fondu 😉