Amor-Fati,  Au fil des jours

Le goût de la liberté

 

Tous les ans, il y a des événements qui reviennent.

Des cycles. Qui rythment l’année

Des trucs incontournables.

Noël, le réveillon du Nouvel An, la Toussaint, Pâques, le 14 juillet, la rentrée des classes.

Mais il y en a un que je chéris complètement

Et cet événement, c’est en ce moment

 

Vous l’avez peut-être deviné : c’est Rolland Garros !

 

Ah mais je me fous complètement du tennis pendant toute l’année

Ça ne me viendrait même pas à l’idée de regarder

Wimbledon ou un tournoi américain. Ou Australien !

Rien à foutre !

Ils peuvent taper dans la balle autant qu’ils veulent

Je m’en désintéresse complètement

 

Mais Rolland Garros a rythmé ma vie.

Quand j’étais en Première, mes parents pensaient que je révisais mon oral de français

Mais dans la chambre tout là-haut, l’oreille collée à la radio

J’écoutais le match de l’année : Jauffret Borg (en 76)

Rimbaud, Verlaine, Baudelaire et La Fontaine ont dû attendre

La victoire du Suédois par 10 à 8 au cinquième set

Pour que je daigne accorder un œil attentif à leurs poèmes

 

Et puis Noah en 83

Et puis le beau Gustavo Kuerten

Et puis toute la série des Nadal

Et puis les filles …

Les caméras indiscrètes placées en contre plongée

Vous savez bien pourquoi.

 

Mais Rolland Garros, c’est avant tout le début des beaux jours

L’époque où je laissais tomber les corrections des cahiers

Pour vite rentrer regarder le match du jour

C’est la fin du mois de mai

Le début de Juin

Les jours qui n’en finissent pas

Les week-ends ensoleillés

Mais le cul sur le canapé

Les vacances qui approchent

Les récrés qui durent de plus en plus longtemps.

Bref, après le festival de Cannes,

Rolland Garros, c’est le goût de la liberté.

 

Et même maintenant

Pourtant en retraite depuis huit ans

Rolland Garros, a toujours le même parfum

Celui des beaux jours et de la bière bien fraiche

Un peu de l’insouciance,

Même si je suis juste à peine plus jeune que mon grand-père

Quand Pecci avec sa boucle d’oreille a fait trembler Borg.

 

Qu’importe le vainqueur, ça m’est bien égal !

C’est la quinzaine de l’année qui sent bon.

Plus qu’une semaine et demie cette année.

Comme ça passe vite.

Ça a à peine commencé

Que c’est déjà presque terminé !

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© Amor-Fati 29 mai 2025 Tous droits réservés. Contact : jmb@amor-fati.fr ou jean.marc.bassetti@gmail.com

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