Je l’appelais Espoir.
Il se tenait toujours à l’écart. Là-bas, loin des grilles, hors de notre portée. Lorsque nous arrivions devant la cage, c’était chaque fois une nouvelle découverte. Les visiteurs venaient, lui donnaient des croquettes ou des gâteaux et il les acceptait volontiers, passant son museau entre les barreaux métalliques.
Lorsque David ou moi nous approchions, il reculait, montrait de la méfiance et du refus de communiquer. Allez savoir d’où cela venait, je ne le saurai jamais.
Un lundi matin, je suis arrivée de bonne heure pour prendre mon service. La cage était vide. Propre, désinfectée, la porte grande ouverte. Que s’était-il donc passé pendant le week-end ? Pourquoi avait-il disparu ? Avait-il été adopté par quelque petite fille en quête d’amour et de câlins ou était-il mort de froid et de chagrin ? J’ai posé la question. Personne n’a voulu me répondre.
Je ne sais pas. Mais j’aime à l’imaginer en train de courir après une balle ou de dormir au chaud dans un panier près de la cheminée.
1000 caractères.
© JM Bassetti le 12 Octobre 2016.
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One Comment
Nath
Trop triste