1000,  Atelier d'écriture,  Corona

Ecrire aux temps du Corona (jour 18). A la Saint Constantin

Atelier d’écriture proposé par le site Bricabook.

Les règles du jeu ont changé chez Bricabook. Mais je n’adhère pas à ce nouveau concept. Je continue donc comme avant, à écrire mon petit texte sur la photo proposée. Merci  à Alexandra de continuer à fournir une photo par jour.

Un petit mille caractères aujourd’hui. Ca faisait longtemps !!!

Bonne lecture.


Il était parti depuis si longtemps !

Il lui avait dit « Je reviendrai un matin de printemps avant que tu ne commences ta journée. De la Sainte Clémence à la Saint Constantin, attends-moi au bout du chemin. Si je ne suis pas là quand le soleil dépasse la montagne, c’est que ce ne sera pas le jour. »

Elle était encore petite fille à l’époque. Il lui avait dit ça avant de partir, elle ne sait même pas où. Derrière la montagne pour chercher du travail, ou pour rejoindre un amour.

Quand on est petite fille, on ne se pose pas de questions.

Tout ce qu’elle savait, c’est qu’il était parti.

Que ses bras lui manquaient, que sa grosse voix ne résonnait plus dans la maison, que ses baisers ne réchauffaient plus ses sommeils d’hiver.

Que sa mère était triste et fatiguée, qu’elle ne chantait plus le soir en cousant près du feu.

Alors, dès le matin de la Sainte Clémence jusqu’à l’orée de la Saint Constantin, elle venait là, au bout du chemin, et elle scrutait le chemin qui descendait de la montagne.

Elle le reconnaitra son papa, même de loin.

Saint Constantin,, c’est demain. Il y a encore un espoir de le revoir avant l’été.

Il reviendrait, elle en était sûre.

Un matin de printemps, avait-il dit.

Sans préciser l’année.

1000 caractères.


Voilà…. A chaque jour suffit sa peine.
Commentez si vous voulez.
Portez-vous bien.
Prenez soin de vous.
Et des autres.
A demain.

© Amor-Fati 3 avril 2020 Tous droits réservés. Contact : amor-fati@amor-fati.fr

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